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Oser dire non au confédéralisme

lundi 4 janvier 2010, par XXX

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Voir en ligne : http://www.frontfrancophone.be/?p=812


Le confédéralisme, c’est peut être un bien joli nom mais qu’est-ce que cela cache exactement et pourquoi en parle-t-on aussi souvent dans le microcosme politique belgo-flamand ?

Le confédéralisme, c’est le piège dans lequel nos représentants francophones doivent absolument éviter de tomber, du moins s’il n’y a pas de contrepartie suffisante. Certains m’évoqueront le modèle Suisse qui semble fonctionner admirablement bien, certes, mais la Suisse n’a de confédération que le nom, elle constitue bien un État fédéral. En réalité, il n’existe dans le monde aucune structure confédérale (à l’exception de l’Union Biélorussie-Russie, confédération de fait), notre fédéralisme à la belge est par contre l’un des plus poussés.

D’un point de vue juridique, les entités fédérées qui composent actuellement la Belgique (Bruxelles, Flandre, Wallonie + Communautés) bénéficient d’une souveraineté interne, c’est-à-dire qu’elles possèdent leur autonomie dans le seul cadre belge, elles peuvent légiférer dans les compétences qui leur sont attribuées mais leur statut ne leur permet de pas de se présenter sur la scène internationale en tant qu’État souverain. La Communauté française a d’ailleurs connu quelques difficultés avec le Quai d’Orsay lors de ses débuts, ce dernier souhaitait s’adresser exclusivement à l’État belge, alors que la Communauté était effectivement habilitée à conclure des traités (selon les articles 167 à 169 de la Constitution belge).

En ce qui concerne les États confédérés, ils sont, quant à eux, des États au sens strict du terme, ce ne sont plus des « sous-éléments » de cet État fédéral. Ils possèdent leur souveraineté interne mais surtout leur souveraineté externe et sont, par conséquent, reconnus sur la scène internationale. Dans une confédération, les États se voient simplement liés entre eux par un traité à travers lequel ils délèguent des compétences (la monnaie par exemple) à un organe commun.

Il dès lors important de ne pas céder au chant des sirènes, ne pas tout accepter pour sauver une Belgique en voie de décomposition car vous l’aurez remarqué, adopter le modèle confédéral, c’est accorder à la Flandre tous les avantages d’une indépendance sans qu’elle n’en supporte les inconvénients (ce sont les mots très bien choisis d’Olivier Maingain, président du FDF).



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Les derniers commentaires

  • Oser dire non au confédéralisme

    par Pierre@s (IP:xxx.x6.2.160) - 4 janvier 2010 12:23

    Outre qu’en effet elle n’a de confédération que le nom, j’aimerais ajouter concernant la Suisse que cette "union confédérée" est issue d’une volonté centripède de la part des cantons (héritage moyenâgeux) de se réunir.



    En revanche, si elle devait se produire, la "confédération" belge serait issue des forces centrifuges tendant à dissocier le belgium.
    Tant qu’à faire, il ne faut pas alors s’arrêter en si bon chemin pour éviter justement qu’une composante (la Flandre) retire encore et toujours les bons marrons du feu au détriment des Francophones.
    Divorçons vite et bien.

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  • Oser dire non au confédéralisme

    par Francis Bruckmann (IP:xxx.x91.228.254) - 5 janvier 2010 10:58

    Tres juste votre dernier commentaire.
    A savoir aussi que "Belgique" est un mariage, de peuples et cultures, de raison plus que d’une volonté de fusion réelle.
    Wallons (exepté la Principauté de Liège) et Flandriens toujours oprimés soit par les Français ou les Espagnols ou par les Autrichiens puis finalement par les Orangistes après la défaite des Français ont juste montré leurs raz le bol, mais il est évident que (déjà l’esprit Belge avant l’heure) c’était du provisoire. Il faut effectivement "bien divorcer" et se prendre résolument en charge...

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    • Oser dire non au confédéralisme

      par C. Thayse (IP:xxx.x44.203.25) - 6 janvier 2010 19:16

      "Il faut effectivement "bien divorcer" et se prendre résolument en (...)
      Bravo ! belle évolution !



      Maintenant, contrairement au titre du billet, si c’est bien négocié, la Wallonie a tout gagner au confédéralisme !

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      • Oser dire non au confédéralisme

        par Sebastien Strazzer (IP:xxx.x47.32.126) - 6 janvier 2010 20:21

        SI c’est bien négocié, et seulement dans ce cas, je suis d’accord avec vous Claude ! Je l’ai d’ailleurs précisé dans le billet : "s’il n’y a pas de contrepartie suffisante".



        MAIS encore faudrait-t-il bien négocier. Les représentants francophones actuels me semblent plutôt prêts à faire beaucoup de concessions dans l’optique de sauver un cadre belgo-belge.

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  • Oser dire non au confédéralisme

    par MickRobb (IP:xxx.x9.236.254) - 6 janvier 2010 19:44

    Et Bruxelles dans tout ça... ?

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  • Oser dire non au confédéralisme

    par République-de-Wallonie (IP:xxx.x10.150.16) - 7 janvier 2010 18:45

    Si le confédéralisme, c’est la doctrine habituelle qui consiste à associer des États indépendants dans un traité sur des sujets limités, et dénonçable, alors c’est tout bon pour la Wallonie.



    Si c’est la doctrine flamande qui régionalise ce qui l’intéresse mais garde dans un gouvernement belgo-flamand ce qui serait plus favorable aux Wallons, comme les pensions, alors c’est non.

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