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Pauvre Goscinny, qu’est-ce qu’on fait comme fric sur ton dos !

lundi 4 février 2008, par François Collette

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D’après ce que la presse quasi unanime dit du film qui alimente à profusion nos écrans cinés et télés, le pauvre René Goscinny doit se retourner dans sa tombe si jamais il sait ce qu’on a fait de son Astérix aux Jeux Olympiques. Et dans un seul but avoué et clamé sur tous les toits : faire du fric, beaucoup de fric, rien que du fric !

La recette est simplissime :

Rassemblez sur un grand plateau trois horribles bouffons du cinoche - Depardieu, Po-el-vorde et Dubosc -, un prétentieux has-been au nom porteur - Delon - et le fils d’un papa producteur - Thomas Langmann - auxquels on ajoutera quelques pipoles pipicacas en mal de pub ainsi qu’une bonne dose d’effets spéciaux, daubez à la grosse louche franchouillarde un scénario original plein d’humour et d’esprit bien français ceux-là, dégottez 78 millions d’euros chez des partenaires heureux de l’aubaine et, enfin, incorporez dans le chaudron la super potion magique « marketing d’enfer ».

La machine à faire des sous est prête. Il ne reste plus qu’à enclencher le compteur à euros.

La franchouillardise paraît ici égaler le mauvais goût américain auquel nous sommes si souvent habitués en matière cinématographique. Même s’il est vrai que le bon peuple réclame du pain et des jeux, faut-il projeter l’aculture à l’arme lourde ? Et est-ce la bonne méthode pour concurrencer les Majors américaines dans la course au profit ? Il serait temps d’y réfléchir en n’oubliant pas que dans ce domaine les Américains sont rois.



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Les derniers commentaires

  • > Pauvre Goscinny, qu’est-ce qu’on fait comme fric sur ton dos !

    par Eric Bruckmann (IP:xxx.x17.50.66) - 4 février 2008 12:54

    Tant que ce n’est pas avec les deniers publics, ça ne me gêne pas... on est libre d’aller le voir ou non...



    L’idiotie et le mauvais goût sont très subjectives dans l’art mais très objectives dans notre monde politique... et ça coûte plus cher...

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  • > Pauvre Goscinny, qu’est-ce qu’on fait comme fric sur ton dos !

    par Eric Bruckmann (IP:xxx.x17.50.66) - 4 février 2008 15:23

    Ou encore le village Corse... on ne se rappelle même plus pourquoi les uns détestent les autres !



     smiley

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  • > Pauvre Goscinny, qu’est-ce qu’on fait comme fric sur ton dos !

    par Jimmy Tulpenstein (IP:xxx.x98.28.64) - 4 février 2008 20:51

    Oui. Si on entre dans les détails, voici ce qu’on peut trouver à propos du film dont certains disent "qu’il a simplement oublié d’être drôle" :
    "Si l’on procède à une rapide revue de presse sur le cas Asterix aux Jeux olympiques, ça sent la curée : « La vacuité de cette gigantesque marmite finit pas susciter un sentiment de malaise » (le Monde), « Un scénario inconsistant » (Ouest-France), « Consternant d’indigence » (les Inrocks), « Une marmelade tiédasse et sans idées » (le Parisien), « Gags et dialogue primaires, acteurs absents » (VSD). Au risque de ne pas surprendre, on est bien obligé de penser la même chose.



    Le film pulvérise des records chiffrables : budget de 78 millions d’euros, plan marketing à 20 millions d’euros, lancement instantané sur 5 000 salles en Europe... Le péplum est profilé pour engranger des dividendes considérables sur l’ensemble de l’Union européenne et au delà (Russie) en essayant de faire mieux que le précédent opus, Mission : Cléopâtre signé Alain Chabat, désormais accusé par Thomas Langmann (fils de Claude Berri) d’avoir restreint ses bénéfices potentiels en raison du caractère intraduisible de nombre de ses gags. L’esprit de calcul semble donc seul avoir traversé indemne l’aventure, dont les errements alimentent les conversations malveillantes des profesionnels depuis plus d’un an. Mais l’humour, le sens du burlesque, le timing d’un gag, la finesse d’une blague ne s’achètent pas. Tous ceux qui ont essayé d’être drôle une fois dans leur vie en savent quelque chose !



    Adapté de l’album d’Uderzo et Goscinny datant de 1968, le film cosigné par Langmann et Frédéric Forrestier (le Boulet) raconte les efforts du bellâtre gaulois Alafolix pour ravir la princesse grecque Irina, promise au fils de César, le crétin tyrannique Brutus.



    Finalement, les Jeux olympiques doivent départager les soupirants au terme d’épreuves émaillées par les tricheries et le dopage généralisé. Le casting est chargé à bloc d’apparitions qui ressemblent à un listing de soirée privée au Tropicana Dancing de Saint-Trop’ (Dany Brillant, Adriana Karembeu, Zinedine Zidane, Francis Lalanne, on s’attend à tout moment à voir surgir Nicolas Sarkozy et Van Damme).



    Les anachronismes nazebroques (l’épée-laser de Star Wars, le char en plastique rouge piloté par Michael Schumacher...) tapissent les tunnels d’ennui générés par le cabotinage d’un Benoît Poelvoorde qui a bien du mal à cacher son envie de quitter chaque scène en hurlant de détresse.



    Trônant au-dessus de la mêlée des bouffons de tout poil (Depardieu, Cornillac, Dubosc), le vieux mérou Delon, sur-UVisé, se livre à un étrange jeu d’autoparodie narcissique (« Ave Moi »). Il opère la synthèse entre l’actorat charismatique d’antan (les « monstres sacrés » du ciné de papa) et la réduction jivaro des individus à quelques tics ou grimaces vendeurs (les sociétaires perpétuels des plateaux télé). Le vide sidérant que laissent ces deux heures de bruit confirme au moins que le pouvoir économique (producteurs et acteurs sont tous multimillionnaires) œuvre d’arrache-pied à l’abêtissement des foules."

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  • > Pauvre Goscinny, qu’est-ce qu’on fait comme fric sur ton dos !

    par Eric Bruckmann (IP:xxx.x17.50.66) - 5 février 2008 08:29

    Il y a une question que je me pose : pourquoi c’est si nul si ça coûte si cher ?



    Si ça coûte cher, c’est que les auteurs espèrent que ça leur rapportera encore plus.



    Pour que ça rapporte plus, il faut que le succès soit présent.



    Pour que le succès soit au rendez-vous, il faut que que les gens ne soient pas d’accord avec ces critiques.



    Pour ne pas être d’accord, il ne faut pas les lire (ben oui, comment peut-on être contre sans l’avoir vu ? Ou bien pour, d’ailleurs...).



    Donc, de deux choses l’une :



    1- Les gens paient puis se rendent comptent que c’est nul et, de rage, ne le disent à personne parce qu’ils râlent de s’être fait avoir et ne voudraient pas être ridicules tout seuls. Auquel cas, ce film est une arnaque et les gens sont mesquins.



    2- Le film plaît aux gens dont la profession n’est pas critique de film, fan de Gosciny ou rédacteur de Medium4you auquel cas les gens sont séduits par des oeuvres débiles, reflets de cette population.



    Conclusion : le peuple ne nous mérite pas !



     smiley

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  • > Pauvre Goscinny, qu’est-ce qu’on fait comme fric sur ton dos !

    par Houard Marie-Claire (IP:xxx.x1.175.213) - 6 février 2008 11:56

    et bien moi, je n’ai pas détesté ce film...Pourtant je ne suis pas très facile niveau films, je ris rarement en tout cas.
    et ce film ne m’a pas déplu.
    mais je n’ai lu aucune critique avant d’y aller.
    J’y allais pour faire plaisir à mon cher époux.



    Car finalement qu’est-ce qu’une critique, sinon l’avis d’une seule personne ? Est-ce que 1 ou 10 personnes peuvent se targuer de réprésenter l’avis de la majorité ? smiley



    J’ajoute que je n’ai pas vu les deux autres et que j’adore asterix, les BD

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    • > Pauvre Goscinny, qu’est-ce qu’on fait comme fric sur ton dos !

      par François Collette (IP:xxx.x5.28.45) - 6 février 2008 15:17

      @ Mme Houart



      Tous les goûts sont dans la nature mais les professionnels qui "critiquent" les films dans les médias sont en principe des journalistes "critiques de cinéma" qui savent de quoi ils parlent. Bien sûr ils peuvent se tromper ou être subjectifs mais dans le cas qui nous occupe il y a unanimité.



      Mais le principal pour vous n’est-il pas que vous ayez passé un bon moment ?

      Voir en ligne : http://francoisquinqua.blog.lemonde.fr

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  • > Pauvre Goscinny, qu’est-ce qu’on fait comme fric sur ton dos !

    par Houard Marie-Claire (IP:xxx.x1.175.213) - 6 février 2008 15:44

    attention, je ne crie pas au chef-d’oeuvre non plus ! smiley



    mais je pense qu’en cinéma, comme en tout, il en faut pour tous et tous les goûts. Ce n’est pas, c’est même rarement le plus beau ou le mieux réalisé qui attire les foules.



    Voyez le nivellement par le bas de beaucoup d’émission télévisées et qui connaissent un gros succès...



    Facilité ?
    il y a des jours où je rêve de me retrancher sur une ile avec des gens simples, de la vie, des fleurs et du soleil ! smiley



    et mon nom c’est avec un D ! smiley

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    • > Pauvre Goscinny, qu’est-ce qu’on fait comme fric sur ton dos !

      par François Collette (IP:xxx.x5.28.45) - 6 février 2008 16:51

      Mme HouarD,



      Excusez-moi pour le D.



      "il y a des jours où je rêve de me retrancher sur une ile avec des gens simples, de la vie, des fleurs et du soleil !" ... c’est un clin d’oeil que vous me faites, là. Et c’est bien vrai. Aujourd’hui il fait plein soleil, 18 à 20° sur notre terrasse.

      Voir en ligne : http://francoisquinqua.blog.lemonde.fr

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    • > Pauvre Goscinny, qu’est-ce qu’on fait comme fric sur ton dos !

      par Eric Bruckmann (IP:xxx.x17.50.66) - 7 février 2008 15:33

      Madame vient de vous dire qu’elle est mariée, dragueur !



       smiley



      Tout ça répond à ma question : si le succès est présent, c’est pasrce que les gens s’évadent, pas parce que c’est bon !



      Nous avons besoin donc de subir, parfois, pour nous refaire et revenir dans la vraie vie...

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  • > Pauvre Goscinny, qu’est-ce qu’on fait comme fric sur ton dos !

    par Houard Marie-Claire (IP:xxx.x1.175.213) - 8 février 2008 11:48

    surtout que je parlais vraiment d’une île sans François smiley smiley
    il y aurait sans doute d’autres problèmes sous d’autres cieux mais parfois, souvent, la méchancté et la mesquinerie font peur...

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