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Pauvres et malades, est-ce inévitable ?

jeudi 16 octobre 2008, par Michel Monette


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Voir en ligne : http://soblogue.com/news/pauvres-et...

Nous savions tous qu’il y a un lien direct entre la santé des populations et le niveau de pauvreté. Mais nous avions l’impression que les efforts mis depuis quelques décennies à l’amélioration de la santé publique dans le monde donnait des résultats. L’Organisation mondiale de la santé vient de jeter une douche d’eau froide sur nos belles illusions. En ce Blog Action Day, il vaut la peine de se pencher sur la place que devrait occuper la santé dans la lutte à la pauvreté.

Bien sûr, l’amélioration de la santé globale de la population n’est pas la seule clé qui ouvrira à chaque personne pauvre la perspective d’un meilleur avenir. Par contre, une personne qui n’est pas en santé peut difficilement entreprendre des démarches qui lui permettront d’améliorer son sort, comme par exemple suivre une formation qualifiante.

Alors même que les maladies sensibles au climat gagnent du terrain partout dans le monde, dans de trop nombreux pays les services de santé sont toujours déficients. Voilà la véritable tragédie silencieuse qui tue bien davantage que tous les terrorismes réunis.

Certes, il faut agir, mais qui va s’occuper des malades pauvres dans le monde ?

La Banque mondiale ? Certainement pas, elle qui impose des programmes de santé inefficaces. pendant que Les maladies du Nord descendent vers le Sud et que médicaments trop chers pour les malades du Sud

De fait, l’ONU souffre d’un grave dédoublement de personnalité qu’il faudrait soigner pour qu’elle finisse, peut-être, par devenir vraiment efficace. La personnalité A (Banque mondiale, Fonds monétaire international, Organisation mondiale du commerce), prône un remède économique. La personnalité B recommande plutôt une approche sociale et culturelle (Organisation mondiale de la santé, Unesco, Unicef, etc).

Cela sans compter les pays donateurs qui ont leurs propres idées sur ce qu’il faut faire pour améliorer le sort des pauvres de ce monde, enfin ceux du monde à l’extérieur de l’OCDE et d’une couple de pays qui sont sortis de leurs griffes.

Le problème ? De multiples interventions contradictoires les unes avec les autres. La solution : un système de péréquation à l’échelle planétaire qui permettrait d’offrir à tout être humain la possibilité de vivre en santé et de réaliser son plein potentiel.
Pourquoi pas un changement d’approche ? Du genre pauvre et en santé.





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