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Hommages : Je voudrais au travers de ces quelques lignes
rendre hommage à deux cousins plus ou moins éloignés de l’art de la magie des
cartes. Involontairement, ils nous ont donné les outils nécessaires pour développer
notre passion cartomagique et la propager jusqu’ici et maintenant. Le premier hommage revient à Johannes Gutenberg (1399
Il trouve dans cet article, une place de choix
car, sans en prendre lui-même conscience, il a été, pour nous les magiciens -
et aussi, malencontreusement, pour les tricheurs, celui qui a permis de
multiplier dans l’espace et le temps ce merveilleux objet de passion qu’est le
jeu de cartes. Dans le livre de John Northern Hilliard ,
intitulé « La Prestidigitation du XXème Siècle - Tours de cartes modernes »,
nous trouvons dans le chapitre premier qui s’intitule « Le
Maître des cartes à jouer », un essai court, mais de grande valeur
sur l’origine des cartes et l’histoire de leur premier imprimeur - le vrai
Maître des Cartes à Jouer. Pierre Lanoë, le traducteur de la version française,
nous rappelle qu’aux premiers temps des cartes, seul un Roi ou un Prince
pouvait en posséder, car étant dessinées et peintes à la main, elles étaient
trop coûteuses pour être employées par le peuple. Une seule des cartes à jouer
gravées par « Le Maître des Cartes à Jouer »
existe en Amérique, la Reine de Cyclamen, au Musée de l’Art de Boston, et une
carte à points, l’Homme Sauvage, dans une collection privée. A la fin de ce court essai il nous transmet ceci
: « Messieurs les manipulateurs, vous pouvez
incliner vos baguettes en hommage au Maître des Cartes à Jouer et à ses
disciples qui ont donné à l’humanité leurs cartes à jouer et à nous l’occasion
de réchauffer les cœurs de nos spectateurs avec nos mystères fascinants.
Puissions-nous ne pas oublier notre apparentement avec l’art de la gravure, et
puissions-nous ne jamais présenter de magie à moins que nous ne la présentions
comme un art, ce qui est le but et l’essence de ce traité sur la magie ». L’origine des cartes à jouer : Après ce bref mais nécessaire hommage, il me
semble qu’un petit détour historique sur l’origine des cartes ne serait pas
superflu. Comme vous le savez, on ne connaît pas, avec
certitude, l’origine des cartes à jouer. Les premiers jeux de cartes sont,
semble-t-il, apparu en Inde ou en Chine, dès le douzième siècle. L’histoire
nous dit que ce fut, sans doute, après les Croisades qu’ils pénétrèrent en
Europe et que l’ancêtre de ceux-ci est le Tarot Mineur. Le Tarot, dans sa totalité, est constitué de 78
Lames ou Arcanes : 22 Arcanes Majeurs - cartes symboliques et allégoriques - et
56 Arcanes Mineurs qui se divisent en quatre séries ou couleurs. La lecture de
ces cartes exprime le travail de l’homme pour réaliser sa destinée terrestre.
Dans sa représentation, il traduit les luttes, les joies, les peines, les
efforts et les souffrances de l’être humain à s’accorder ou non avec les lois
de l’univers. Chaque couleur contient 14 cartes : Il y a quatre couleurs : L’histoire a transformé les Tarots en cartes à
jouer et durant cette transformation les Épées sont devenues les Piques, les
Bâtons les Trèfles, les Coupes les Coeurs et les Deniers les Carreaux. Les cartes ont donc un sens ésotérique que seuls
certains initiés connaissent. J’ai voulu traduire en mot ce côté
"caché" des cartes dans une scène de mon premier one-man-show «
Démons et Merveilles ». Je vous propose d’en découvrir le texte ici-même : ... Le personnage remet la carte dans le jeu. La carte (une dame de cœur) : Le personnage touche la carte - Mm, oui, le toucher de ton doigt parfume
l’index de mon cœur et tu ne trouves rien à dire... Le personnage sourit - Tu souris et moi j’ajoute ce drôle de petit
sourire à ma ligne d’amour... mais tu ne trouves rien à dire... Carlos : La carte : Carlos : La carte : Carlos : La carte : Carlos : La carte : Carlos : La carte : Carlos : La carte : Carlos : Le personnage quitte la scène L’ancêtre des magiciens : le tricheur Je ne voulais pas terminer ce court article sans
rendre le deuxième hommage à notre ancêtre technique ; celui qui nous a permis
de faire évoluer les passes secrètes de notre Art : le tricheur. C’est de nouveau Hilliard, au Chapitre IV, qui
nous rappelle que tous les artifices groupés sous le contrôle au moyen de
cartes marquées ont pris naissance dans les tripots où ils étaient pratiqués
par les tricheurs. Il nous dit : Quel dommage que nous possédions si peu, sauf
une connaissance légendaire, de ce qui concerne les incunables de la magie. Une
étude comparative des tricheries aux cartes et des tours de cartes nous
éclairerait, mais aussi nous troublerait ! Pendant si longtemps les magiciens se
sont attribués à tort toute la gloire de la création des manipulations de base
et des artifices les plus subtils de leur profession, et cela renverserait leur
suffisance béotienne de découvrir combien ils sont redevables aux Grecs pour
les meilleurs outils de leur métier. En vérité, mes maîtres, ce qui a été semé
dans le déshonneur a mûri dans la droiture ! ... Il continue en disant que l’homme a toujours été
un tricheur au jeu ; il a toujours essayé - d’une façon perfide ou d’une autre -
de renverser les caprices de la chance pure - cette chose insaisissable que
nous appelons « veine »
Ce n’est donc pas par hasard qu’au jour
d’aujourd’hui, un des plus extraordinaires livres sur les techniques aux cartes
a été écrit par un tricheur professionnel et est devenu, depuis sa parution, en
1902, l’ouvrage de référence pour tous les passionnés de manipulation. Cette
bible des techniques secrètes aux cartes n’est autre que « The Expert at the
Card Table » de S.W. Erdnase. Et pour terminer, je vous propose une petite
histoire vraie non dénué de tricherie - la seule, toutefois, à avoir été
tolérée par une assemblée de joueur ! : De nombreuses personnalités sont
complètement obnubilées par le jeu de cartes : de l’acteur Omar Sharif au
présentateur Philippe Bouvart jusqu’au roi d’Egypte Farouk. D’ailleurs une
anecdote célèbre nous raconte qu’un soir, lors d’une partie de poker, ce
dernier annonça qu’il avait un carré de roi. Mais lors de la découverte des
cartes, il ne montra que trois rois devant lui. Lorsque l’un de ses partenaires
de jeu lui fit remarquer que son jeu n’était pas conforme à son annonce, il
répliqua : Laisser un commentaire |
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