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La Fédération des Etudiants Libéraux (FEL) lance sur les campus de Communauté française, et pendant tout le mois d’avril, une importante campagne de soutien à la proposition de loi libérale visant à modifier la règlementation sur le travail étudiant. Sous le slogan « Plus de Liberté pour les étudiants jobistes », la FEL souhaite également, par cette campagne, s’opposer à l’idée d’une limitation du travail étudiant telle que la Ministre CDH Joëlle Milquet l’avait précédemment envisagée.
![]() Déposée fin 2008 à la Chambre des Représentants et élaborée en concertation avec les Etudiants Libéraux, cette proposition de loi entend offrir plus de souplesse et de simplicité aux étudiants jobistes. Elle doit leur permettre d'organiser leur temps de travail de manière plus flexible, en adéquation avec leurs études.
Problèmes du système actuel Actuellement, les étudiants ne peuvent travailler sous les conditions d'un contrat étudiant qu'uniquement pendant deux périodes de 23 jours (une pendant le trimestre estival, l'autre pendant le reste de l'année), chaque période ayant son taux de cotisations sociales. Ce système est particulièrement hermétique, ne permettant en aucun cas de piocher des jours dans le quota d'une période pour augmenter celui de l'autre. Le calcul des jours de travail pose lui aussi problème : à partir du moment où l'étudiant entame une journée de travail, celle-ci est automatiquement décomptée de la période considérée, que l'étudiant ait travaillé une heure ou huit heures. Si la Fédération des Etudiants Libéraux considère le système actuel comme complexe, strict et inégalitaire, c'est également l'avis de 62 % des étudiantes et étudiants belges qui sont en faveur d'une réglementation les autorisant à travailler toute l'année à des conditions avantageuses, dont plus de la moitié est partisante d'un crédit de 400 heures à répartir toute l'année durant (chiffres issus d'une enquête Randstad 2008)*.
Ce qui changerait... La réforme proposée par les libéraux vise à mettre sur pied un régime permettant aux étudiants de travailler 53 jours ou 400 heures, avec un taux de cotisation unique. Outre le fait que les étudiants bénéficient dans ce cadre d'un temps de travail supplémentaire, cette réforme permet également d'envisager en heures et plus forcément en jours le temps de travail maximal annuel des étudiants jobistes. Permettant aux étudiants de travailler plus sans perte des éventuelles allocations familiales perçues, cette réforme du travail étudiant a également l'avantage de permettre aux jobistes d'organiser leur temps de travail de manière plus flexible et en adéquation avec leurs études. Tels étaient les souhaits formulés par la FEL, associée à l'élaboration de cette proposition de loi.
La Fédération des Etudiants Libéraux espère, par cette campagne, convaincre les étudiantes et étudiants de Communauté française du bienfondé de la proposition de loi récemment déposée par Daniel Bacquelaine et consorts.
(* Enquête Randstad 2008 - Les étudiants et le travail sous la loupe) Laisser un commentaire |
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