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Pour reconstruire l’éducation.

vendredi 19 février 2010, par Pascal de Roubaix

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De très jeunes filles s’en prennent à un voisin retardé mental pour lui voler son argent, et lui font subir de véritables tortures, et voilà un exemple terrifiant de plus, qui nous trouve désarmés.




Des policiers ou des chauffeurs de bus, des enseignants surtout, et même l’ensemble des habitants de certains quartiers, sont excédés et profondément meurtris par les exactions de plus en plus violentes commises par des enfants. Les juges, devant qui ils passent, sont débordés tant par le nombre d’affaires que par la totale indifférence dont ces jeunes font preuve à l’égard d’une quelconque autorité, comme à l’égard des conséquences de leurs actes; ils se montrent dénués du moindre sens moral, et vivent dans une grossièreté primaire, sauvage, sans limite.

 

Mais si ces exemples touchent à un certain paroxysme, il ne faut pas aller aussi loin pour voir des enfants à l’aspect « normal » se conduire sans aucun respect pour quoi que ce soit, livrés à eux-mêmes, sans la moindre contrainte ni discipline ni, bien entendu, la moindre punition ou réprimande.

Aujourd’hui, le bourgeois se demande comment il est possible d’en être arrivé là. Nous aurions plutôt tendance à dire qu’il n’y a rien d’étonnant à ce résultat tant il était prévisible, et que l’amplification de ces phénomènes pour quelques années encore, est, hélas, une certitude.

C’est qu’il y a des années que tout a été mis en place pour déstructurer les bases même de notre tissu social : l’éducation, la famille, l’autorité et les valeurs universelles sur lesquelles ces piliers se fondent. Systématiquement, avec une rage destructrice jamais prise en défaut, notre système a tout mis en œuvre pour casser le mariage et la famille, pour saper toute tentative d’éducation, toute forme d’autorité ou de règle de conduite, et pour nier ou même ridiculiser tout simplement les vérités portées par les vertus et les valeurs morales les plus élémentaires. Dans une société qui relativise tout, à commencer par les repères premiers de l’honnête homme, en ne respectant que le matérialisme le plus sordide, le plus vulgaire, comment s’étonner que des enfants cassent pour casser, blessent pour blesser et s’entretuent pour un gadget ?

Dans une société où le père ne peut plus être un homme, où la mère ne peut plus être une femme, comment s’étonner que les enfants ne soient plus des enfants ?

Face à cette catastrophe humaine et sociale dans laquelle l’immigration ajoute ses dimensions de peur, d’incommunicabilité et puis de haine et de fanatisme, les « progressistes » qui prétendent nous gouverner multiplient les hésitations entre la tolérance zéro et l’encadrement lénifiant, la répression et la mansuétude, les règlementations de tous ordres  et l’abandon général. 

En s’attaquant ainsi aux conséquences ou en essayant de les amoindrir, les pouvoirs publics avouent implicitement leur absence de volonté ou à tout le moins leur incapacité à s’attaquer aux causes.

C’est que les causes condamnent les politiques menées depuis des lustres.

Elles sont évidentes comme le nez au milieu de la figure mais indicibles pour eux. Elles sont dans la dislocation (voulue) de l’équilibre affectif familial, dans la négation (explicite) de l’autorité parentale, comme de celle du maître, et de sa vocation qu’ont tuée les théories pédagogiques irresponsables. Elles proviennent des parents par intérim d’enfants rois privés d’enfance, ballottés entre les images d’une société virtuelle faite à la fois de guimauve et de sang, de pornographie et de sensiblerie, et la réalité des rythmes fous, du matérialisme sordide et de la faiblesse despotique de toute notre Europe décadente. 

Devant un tel constat de délabrement et de ses conséquences de plus en plus généralisées, la seule attitude qui nous paraisse responsable est la restauration.

Il n’est plus temps de se vouloir conservateur puisque tout est en ruine.

Il est temps de reconstruire. Il faut retisser la trame même de notre tissu social, celle de l’éducation au sein de l’irremplaçable cellule affective de base qu’est la famille.

Nous refusons le chaos et l’égoïsme social qu’il provoque inévitablement. Nous voulons reconstruire pour les générations nouvelles, le lieu par excellence de l’apprentissage, du respect de l’autre et de sa place, du sens du service, des convenances sociales, de la hiérarchie des valeurs et du don de soi.  Cet apprentissage-là s’appelle l’éducation et ne peut se donner que par amour car il exclut l’égoïsme. Il est la responsabilité des parents, et la société doit donc, en toute priorité, être organisée pour les y aider.

C’est dans ce sens que le Beffroi cherche les moyens de restaurer, à total contre courant, une politique dont le premier souci doit être la famille et la solidité de cette cellule sociale de base.  Sans doute sera-t-elle toujours imparfaite, mais elle est irremplaçable.

www.lebeffroi.eu



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Les derniers commentaires

  • Pour reconstruire l’éducation.

    par Pol (IP:xxx.x5.228.5) - 19 février 2010 10:16

    Civilisation décadente, ... soit.



    Deux questions :



    1. Que reconstruire ? quelles valeurs, quelles rapports au monde (nature et autres) ?
    2. Comment reconstruire ?

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  • Pour reconstruire l’éducation.

    par Eric Bruckmann (IP:xxx.x17.50.66) - 19 février 2010 11:09

    A mon sens, il ne faut pas "revenir en arrière". La société évolue et il ne faut pas en avoir peur.



    Cependant, certains principes doivent par contre être restaurés car le marketing politique a poussé à la paresse qui engendre l’irrespect de soi et des autres.



    1- Restaurer l’autorité des enseignants



    Comment : en respectant tout simplement la loi (ex : art 1384 du code civil... les parents sont responsables des dégradations/faits de leurs enfants) ; en arrêtant toutes ces possibilités de recours. Une école n’est pas un lieu de démocratie. C’est un lieu où l’on doit l’apprendre. Et la démocratie, ce n’est pas l’anarchie. Les libertés ne peuvent exister que dans un cadre de règles, de droits et de devoirs ! Tout comme une entreprise n’est pas une démocratie.



    2- Restaurer un équilibre entre les droits et les devoirs.



    Comment : instaurer un service OBLIGATOIRE qu’il soit civil ou militaire pour réapprendre une forme de "patriotisme" solidaire, une appartenance à la société, une affirmation de son respect des valeurs communes, du Pays, des Belges. Les personnes acceptées chez nous ne doivent pas vivre comme nous ou renier leurs coutumes. elles doivent marquer l’appartenance à leur nation d’adoption ainsi qu’à sa population en effectuant aussi un service civil qui ouvrirait les droits sociaux. Je ne parle pas des demandeurs d’asile mais de ceux qui ont obtenu le droit de vivre ici. Vous êtes étranger et vous travailler ? Vous avez accès aux droits sociaux. Vous n’avez jamais travaillé durant les 3 dernières années ? Servez un certain temps votre pays et les droits sont rouverts. Et pourquoi pas pour les belges qui chôment depuis X années sant même 1 seul mois de travail, par exemple ? Lier droits et devoir est primordial pour que très jeune, l’individu comprenne que tout n’est jamais acquis sans respecter l’aide ou le soutien qu’on reçoit.



    3- Restaurer la responsabilisation de chacun



    Comment : en différenciant solidarité et soutien des mots assistanat et parasitisme. Si plus personne ne bosse au nom du droit à l’autodetermination, y aura plus personne pour assurer la solidarité envers ceux qui ont vraiement besoin d’une seconde chance.



    4- Restaurer un fonctionnariat valoriser



    Comment : en arrêtant de permettre des administrations de caser des faux chômeurs à usage politique alors que d’autres administrations manquent de moyens pour assurer leurs missions. Les fonctionnaires doivent être fiers de servir la nation, ils doivent être respectueux des administrés et les administrés les respecteront mieux. Quand je vois la prestance d’un flic à Londres et la grossiereté de certains policiers ici (quand ils ne sont pas sales), je peux comprendre que certains sont perçus comme des gens dangereux...



    5- Arrêter les réformes débiles de gens qui ne veulent que marquer leur époque pour satisfaire leur égo. Les enfants ne sont pas ders dossiers à gérer. C’est l’avenir de ce pays.



    Comment : revoir ces systèmes de rénové qui abrutissent plus que de former. Les jeunes les plus fragiles slaloment netre les options non par choix responsable mais pour éviter tel ou tel prof, tel ou tel difficulté. Ca doit cesser. Le latin, par exemple, est très important pour comprendre le français correctement. Les jeunes ne sont pas plus cons qu’avant, mais ils comprennent de moins en moins les questions qu’on leur pose !!!



    6- Développer le sport dans et hors de l’école



    Comment : en investissant plus dans les jeunes que dans les prisons. "Ecole du Rugby, école de la vie", dit-on en France... c’est vrai pour tout le sport en général ! Discipline, effort, respect des autres, solidarité, initiative... tout est dans le sport ! C’est un apprentissage intuitif pour les jeunes.



    7- Stopper la discrimination positive



    Comment : en admettant que si des enfants ont des besoins spécifiques, ça ne doit être aucunement dû à leur milieu socio-culturel mais bien au fait que ce sont des enfants. DCe qu’on fait chez nous, c’est donner un encadrement juste correct à certains types d’élèves et un encadrement médiocre à la majorité. Le médiocre devient la règle et le bon sens devient l’exception que l’on appelle "discrimination positive". Oui, en Belgique, c’est positif quand la majorité des enfants sont négligés par les autorités... Les jeunes doivent apprendre à se battre dans la vie, surtout les plus faibles pour rattrapper les autres. La moindre des choses, c’est de les encadrer correctement pour qu’ils y arrivent.



    Bon, qu’on ne me dise pas que c’est simpliste ou populiste. C’est un forum, ici, pas une thèse de doctorat qui ne m’intéresse tout simplement pas.



    L’important de cette réflexion, c’est que un équilibre entre droits et devoir n’existe plus, le respect de la place de chacun et sa liberté au sein d’un groupe pour lequel on a des obligations (même morales) n’existent plus. C’est là qu’il faut agir.



    Malheureusement, il est trop tard pour les gosses d’aujourd’hui : il faut agir sur les parents de demain.

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