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En marge du rapport annuel de l’ONUDC sur la production, le trafic et l’usage de drogues illicites.
L’Afghanistan et l’Afrique de l’Ouest inquiètent l’Organisation des
Nations Unies pour la lutte contre la Drogue et le Crime (ONUDC). Selon
son rapport annuel (en
anglais seulement) sur la production, le trafic et l’usage de drogues
illicites dans le monde, l’Afghanistan est aux prises avec une
croissance soutenue de la culture de l’opium, tandis que l’Afrique de
l’Ouest est devenue un important lieu de transit de la cocaïne
acheminée vers l’Europe. Tout n’est pas noir dans ce rapport : la
consommation mondiale des principales drogues illicites (cocaïne,
héroïne, cannabis et amphétamines) se serait stabilisée en 2007, après
plus d’un quart de siècle de croissance.
De ces individus, environ 25 millions éprouvent de sérieux problèmes de dépendance ; la plupart de ceux-ci sont héroïnomanes ou cocaïnomanes. À elle seule, la production d’opium en Afghanistan pourrait être responsable de plus de 100,000 décès par année. De loin la plus consommée des drogues illicites, la marijuana est cultivée dans 172 des 198 pays pour lesquels l’ONUDC a obtenu des renseignements en 2007. Alors que l’herbe de cannabis est surtout produite en Amérique du Nord et en Afrique, la résine de cannabis est pour sa part produite principalement au Maroc, en Afghanistan et au Pakistan. Éliminer la prohibition ? L’opium en Afghanistan et le transit de la cocaïne en Afrique du sud, de même qu’en Amérique centrale et dans les Caraïbes pour ce qui concerne les marchés de l’Amérique du Nord, menacent sérieusement la sécurité et le développement de ces régions, selon l’ONUDC. Les bandes criminelles sont mieux organisées en Amérique du Sud qu’en Asie centrale, mais dans les deux cas la violence est au rendez-vous. Tout en se réjouissant des quantités de drogues saisies dans le monde, l’ONUDC a fait de la prévention son cheval de bataille. Certes la prévention ne peut pas nuire, mais il est évident qu’elle ne peut à elle seule tout régler. Les mesures drastiques telle l’éradication de la coca, « plante divine », ne sont pas non plus la solution. On peut par ailleurs se demander si le fait de criminaliser la consommation de certaines substances ne cause pas davantage de problèmes que si celles-ci ne l’étaient pas. La lutte aux drogues criminalisées vaut-elle la criminalité endémique que leur interdiction maintient dans certaines régions du monde ? Après tout, il y a des alternatives à la prohibition. Laisser un commentaire |
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