Devenez rédacteur
|
Voir en ligne : http://blog.pickme.be/2010/06/30/2484/
J’ai lu les trois morceaux consacrés à l’Allemagne de 1932 (Les forgerons du malheur, Unterwelt et La marée brune). Quelle vision! Une vision d’artiste en fait, car Kessel ne photographie pas, il peint. Et il le fait à l’instinct, comme il le reconnaîtra lui-même dans une interview à L’Express, en 1969. Le reporter n’a ainsi pas eu besoin de lire Mein Kampf ou de connaître la suite de l’Histoire pour se laisser inspirer une « répulsion physique » pour le clown névrotique qui subjugua l’Allemagne et lui inculqua sa religion de haine. Mais, en parallèle, c’est sans doute Unterwelt qui m’a le plus fasciné, un reportage hallucinant dans la pègre berlinoise, une contre-société de voleurs, d’escrocs, de tueurs, finalement plus régulée et presque rassurante, dans le contexte… Il peut être temps de revenir à Kessel. Au journalisme. Laisser un commentaire |
?
Derniers articles de Charles Bricman : D'autres articles: LittératureArto Paasilinna, Le bestial serviteur du pasteur Huuskonen (Argoul) Interculturalité et littérature (Traverse) Cela s’est passé en 2009 en Belgique (Un Petit Belge) JournalismeUn confrère (Bernard Delattre) Une « indécence » ? (Bernard Delattre) Le journalisme : un contre-pouvoir que l’on ne peut pas critiquer ? (Pierre Meur) |