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Sagawé qui ? Madame et Monsieur Sagawé décident un jour - il y a bien longtemps - de construire eux-mêmes leur maison en région wallonne. Courageux. Magnifique. Comme le frère de ma mère. Ce couple fort entreprenant ne trouve pas utile de mettre son projet en conformité avec la législation en vigueur. Un permis de bâtir, pourquoi faire ? Résultat : une belle maison - dans un cadre bucolique non autorisé - non autorisée. Sagawé quoi ? Mais voilà les autorités veillent. De procédure en procédure. 15 longues années. Arrive un jugement définitif de démolition et donc d’expulsion. Et on va voir ce que l’on va voir. Le ministre sort les dents et la manivelle. La manivelle ? Oui, celle du carrousel. Celui des émissions dominicales où - second couteau - il est impératif de se faire voir et de proférer les petites phrases qui alimenteront la semaine politique. Second couteau ? Eh bien oui, les premiers couteaux ne viennent presque jamais sur le carrousel. Ils se font désirer “eux”. Saga se terminera ! Dimanche dernier sur RTL-TVI arrive le dénouement. La démolition en direct de la maison ? Le transfert en direct de Madame et Monsieur Sagawé dans un camp de réfugiés ? Le déploiement des troupes blindées restées fidèles à Monsieur le Ministre André Flahaut afin d’assurer la défense de Madame et Monsieur Sagawé ? Non, rien de tout cela. Arrive le SAV. Le SAV ? Oui, le service après victoire. Celui au sein duquel après avoir bataillé, péroré et vitupéré vous vous souvenez que la loi est faite pour l’homme et non l’homme pour la loi. Celui où après avoir écrasé l’adversaire vous découvrez que Madame Sagawé est gravement souffrante ... des suites des batailles ? Le SAV ? A côté de la doctrine, de la jurisprudence, de l’excès (pour ne pas dire de la pléthore) de législation, apparaît dans le champ de la médiacrature le nouvel usage. Un nouvel us et coutume, le Sagawé-Antoine-Vrebos. La Gacaca (*) en direct à télévision... sans les membres de la communauté concernée par la problématique. Décision : Madame et Monsieur Sagawé pourront rester dans leur maison jusqu’à leur mort. Ensuite, elle sera démolie aux frais de la famille Sagawé. Ne nous y trompons pas ni le Ministre ni le présentateur n’ont de légitimité à participer à cette farce. Qui nous fera croire en effet, qu’au décès de Madame et Monsieur Sagawé, la maison sera détruite ? La Famille Sagawé a-t-elle fourni une garantie solide de bonne fin ? Mais surtout pourquoi avoir dépensé l’argent des citoyens pour financer les 15 ans de procédures judiciaires (probablement plus de 50.000 €) pour ensuite renoncer de telle manière. Que Madame et Monsieur Sagawé restent dans leur maison, OUI et mille fois OUI. Qu’on la démolisse pour la symbolique. NON. Je propose que Madame et Monsieur Sagawé offrent leur maison à l’autorité bafouée afin que celle-ci puisse l’affecter à de nobles missions genre accueil de réfugiés, maison de transit pour famille en détresse, etc. ! (*) la Gacaca est un tribunal rwandais constitué des membres de la communauté concernée par le délit commis, en général les habitants du village ou plutôt de la colline. Les derniers commentairesLaisser un commentaire |
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