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Sauvetage de la zone euro, le cavalier seul des socialistes françaislundi 3 octobre 2011, par Jean Quatremer Voir en ligne : http://bruxelles.blogs.liberation.f...
Seuls les Pays-Bas, Malte et la Slovaquie doivent encore se prononcer. Ce dernier pays était le plus tangent, mais le parti socialiste slovaque vient d’annoncer qu’il voterait en faveur du FESF, tirant ainsi le tapis sous les pieds du SaS, un petit parti de droite libérale et membre de la coalition au pouvoir, qui menaçait de voter contre. Or le parti de Robert Fico avait prévenu qu’il ne viendrait pas pallier l’absence de majorité gouvernementale. Mais devant le risque de voir la crise de la zone euro s’aggraver, il s’est ravisé. Partout, les partis socialistes, qui sont pourtant dans l’opposition dans quatorze pays sur les dix-sept que compte la zone euro, ont voté en faveur du FESF (tout comme les Ecologistes, au demeurant). Partout, sauf en France. Il serait dommage que ce fait étonnant tombe dans l’oubli : le 7 septembre dernier, le PS s’est abstenu lors du vote sur le FESF. Lors d’un débat qui n’a duré que quelques minutes dans un hémicycle désert, Henri Emmanuelli, qui a mené la bataille du « non » en 2005 contre le traité constitutionnel européen, a expliqué que les socialistes n'allaient "pas voter contre car il faut montrer notre solidarité à la Grèce". Mais, "j'émets des doutes très, très forts (...) car si les marchés sont si hiératiques, c'est qu'ils ont du mal à croire que le scénario du 21 juillet est applicable". Un autre député PS a critiqué le renforcement insuffisant du FESF. Certes, mais pourquoi s’abstenir ? Si le FESF n’avait pas été renforcé du tout, est-ce que cela aurait permis de mieux résoudre la crise ? On mesure la profondeur de l’analyse. Ce vote est pour le moins étonnant, alors que le SPD allemand, lui, n’a pas hésité une seconde à voter en faveur de l’extension des compétences et des moyens du FESF. En réalité, le PS, alors que la maison brûle, continue à faire de la politique intérieure de bas étage (on ne va pas voter un projet défendu par Nicolas Sarkozy, le mal incarné). C’est pour le moins inquiétant à quelques mois d’une élection présidentielle qui pourrait le ramener au pouvoir. Le passage d’une culture d’opposition dure à une culture de gouvernement en pleine crise mondiale promet de donner des sueurs froides aux partenaires de la France et aux marchés… Laisser un commentaire |
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