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Séduction et religion : coulisses d’un concours de beauté avortéjeudi 28 août 2008, par Livia 1 réactionC’est à Rome que le père Antonio Rungi, du diocèse de Mondragone dans le sud de l’Italie, a enclenché la polémique qui a fait trembler toute la péninsule...Et pour cause ; le prêtre italien avait l’espoir d’organiser un concours de beauté pour religieuses, « Miss sœur Italie ». Un concours de beauté à
la gloire des religieuses « Les sœurs sont
avant tout des femmes et la beauté est un don de Dieu », cette phrase
du père Rungi montre à quel point l’Italie s’efforce à changer de mœurs, comme
d’époque. Trop longtemps enfermée dans un carcan religieux plus que sévère, le
pays du chianti tente désespérément de se débarrasser d’une image archaïque qui
ne lui ressemble plus. Concours de beauté
religieux ; des réactions excessivement négatives « Je dois dire qu’il
y a des gens qui ont volontairement mal compris cette initiative innocente et
qui ont décidé d’en tirer profit (...) », a estimé le père Antonio
Rungi, dont le projet avait été rapporté dimanche dernier par le quotidien Corriere
della Sera.
« Le concours de beauté pour le titre de la sœur la plus belle
avait pour seul but de faire connaître sur Internet un aspect positif de la vie
des religieuses", a-t-il expliqué. Le problème du concours de beauté pour religieuse semble donc être double. Si ce concours de beauté
a provoqué de si violentes réactions, c’est parce que le fossé ne cesse de se
creuser entre les différentes générations italiennes, et ce, sans forcément
l’appui de la religion. Parallèlement, c’est cette
même religion qui, entre autres choses, pose problème à la jeunesse
italienne. Fortement contraignante, austère et inflexible, la pratique
religieuse se perd. Avec un indice de vieillesse de 135,9 % (le plus élevé
de l’Union européenne), et des traditions qui se trouvent être de moins en moins
respectées, (en 2004, 250 000 mariages ont eu lieu en comparaison des 260 000
de l’année précédente (dont seulement 68 % religieux, alors qu’ils étaient
75,3 % il y a 5 ans), on assiste à une incompréhension toujours plus
importante entre les générations. La religion « nouvelle génération » « Vous pensez vraiment que les sœurs sont toutes vieilles, rabougries et tristes ? Aujourd’hui ce n’est plus le cas, grâce à l’arrivée dans notre pays de sœurs jeunes et pleines de vitalité, notamment depuis l’étranger. Il y a des soeurs très, très jolies », a déclaré Antonio Runi. Mais non, pas de défilés.
Trop innovant, trop dérangeant. Apparemment, en Italie, robe
ou soutane, il faut choisir. Et surtout s’y tenir... Les derniers commentairesLaisser un commentaire |
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