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La rumeur qui prête à la présidence suédoise de l’Union l’intention d’organiser un sommet extraordinaire les 12 ou 13 novembre pour désigner le futur président du Conseil européen et le ministre des Affaires étrangères de l’Union risque donc d’être démentie. Tant que Klaus n’aura pas signé, il n’est pas question de procéder à des nominations en bonne et due forme. Un premier débat sur la question aura néanmoins lieu les 27 et 28 octobre a confirmé la ministre suédoise des affaires européennes, Cécilia Malmström : « il y aura du temps pour des consultations et un premier débat lors du sommet ». Aujourd’hui, David Milliband, le chef de la diplomatie britannique, a officiellement pris position en faveur de Tony Blair, l’ancien premier ministre britannique, comme premier président du Conseil européen, devant ses collègues réunis à Luxembourg.« Le traité de Lisbonne nous donne l’occasion et la responsabilité de jouer un rôle important au niveau mondial. Nous avons besoin d’un leadership fort pour y parvenir », a fait valoir celui que l’on donne comme favori pour le poste de ministre des affaires étrangères de l’Union même s’il dément tout intérêt pour ce poste (le contraire serait étonnant). « Nous devons songer à l’avenir d’une Europe plus unie, pas au passé qui a divisé les Européens », a-t-il rétorqué à ceux qui rappellent le soutien de Blair à la guerre en Irak. Bernard Kouchner, le ministre des affaires étrangères français, a pris lui aussi le parti de Blair : « moi-même, votre humble serviteur, je soutiens Tony Blair ». Le Finlandais Alexander Stubb, que l’on cite souvent comme futur commissaire, n’a pas voulu entrer dans le jeu du « name dropping » : « certains veulent un président et un ministre des affaires étrangères de l’UE qui soient forts. D’autres voudraient des personnalités plus faibles. Nous sommes en faveur d’une très forte personnalité comme président de l’UE et d’une forte personnalité comme Haut représentant », a-t-il très subtilement expliqué.
Pour compliquer un peu plus l’équation, Cecilia Wallström a estimé tout à l’heure à l’issue du conseil affaires générales que le président du Conseil « devrait être une femme ». « Regardez les noms qu'on cite pour le poste. D'un point de vue démocratique c'est incroyable que les femmes qui représentent 52,6 % des Européens soient ignorées. Ce n'est pas acceptable en 2009 » alors que « nous disposons de femmes d'excellence en Europe ». Les Lituaniens en ont profité pur immédiatement apporter leur soutien à une candidature de l'ex-présidente lettone, Vaira Vike-Freiberga.
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