Je trouve toujours ça surréaliste des députés (genre Bruno Lemaire sur BFM) (par ex) qui osent dire que les Français "moyens" doivent faire des sacrifices.
Faire des sacrifices sur des sacrifices pour la plupart d’entre eux.
C’est énervant.
On sait tous qu’ils réduisent les dépenses pas en réduisant leurs salaires à eux (ou leurs trains de vie) mais en réduisant leurs personnels.
En nous réduisant nous quoi.
D’ailleurs en parlant de train, il y en a un qui va en dépenser du fric (notre fric) encore pour des folies ou des paranos de Louis XIV à deux balles.
C’est juste honteux…
Le monde ne changera jamais.
Il fera éternellement les mêmes erreurs jusqu’à son extinction.
Tout comme ces donneurs de leçons.
Plus souvent des donneuses d’ailleurs.
Qui se sentent au-dessus de tout le monde (en plus de laver leur conscience de bonne mère) (comme elles rachetaient leurs vertus de bonne épouse il y a 300 ans en confessant leur péché devant M. Le curé) dans les magasins bio, avec leurs enfants nourris aux grains (écologiques), en dépensant 80 euros pour le repas du soir alors que c’est le budget du mois pour ma voisine et ses deux petites filles.
Ce qui est ironique dans tout ça c’est que les enfants respirant le même air pollué de la ville souffrent tous sans aucune discrimination sociale d’asthme ou d’autres allergies notoires.
Bien sûr que je suis complètement pour éduquer sa progéniture sur la bonne cuisine. Et pas leur apprendre à aller s’acheter un repas tout préparé au Monop’ du coin.
Évidemment…
Mais comment oser se sentir au dessus de n’importe qui d’autre ou de blâmer (et de culpabiliser) la mère de famille qui bosse comme une dératée pour trois francs six sous et qui est trop naze le soir pour préparer un vrai dîner, hein ?
Le syndrome de la mère parfaite.
Le bio/écolo et tutti canti est juste devenu un signe extérieur de richesse, un luxe.
Exceptés pour ceux qui vivent au milieu de nulle part et qui ont leurs arbres fruitiers, leur jardin potager, un fermier sympa alentour…
Et pour qui c’est logique de consommer ces produits autour.
Moi pareil quand je suis chez mes parents, je cueille directement ma pêche pour mon dessert. Parce que c’est de saison, que j’ai deux pas à faire et que c’est gratuit.
Mais quand je reviens en France je prends ce qu’il y a de moins cher sur les étalages de Carrefour (ou du marché si j’ai le temps d’y aller)
Je suis mon budget.
La logique.
Mais c’est aussi un engagement social.
Tant que tout le monde n’aura pas accès politiquement et socialement à de la nourriture "saine", je continuerai de boycotter tous les produits avec écrit bio/ecocert/WTF dessus.
J’irai tomber malade avec le peuple.
Et je continuerai même à boire du thé japonais pour soutenir le pays dans sa mauvaise passe.