On a passé la journée complète affalées sur le balcon,
Jen et moi.
Bruncher doucement mais sûrement.
En regardant la lumière du jour s’abaisser au fur et à mesure.
Lui raconter
(nan la saouler)
avec mon histoire d’amour éclair.
Comme un conte de fée en accélérer.
Et transformer mes déceptions en plein d'ondes positives.
Tous les plaisirs que je m’accorde
sans plus aucune culpabilité
(ou de remords le lendemain)
L’abus d’alcool.
La chantilly sur les fraises,
Le chocolat praliné à la pâte d’amandes,
Le paquet de bonbons devant la télé,
Le tarama sur les blinis,
Et ensuite le nutella pour les finir…
Plonger mon doigt dans le pot de crème fraîche épaisse,
Ou dans le plat à gâteau pour lécher le reste…
La cigarette savourée avec délectation
(mais si, avec un paquet par semaine on prend le temps de savourer)
Le joint partagé,
Les promenades sans but dans les rues de Paris.
Procrastiner (ça se dit ?) un week-end complet sans penser.
Le sexe comme pécher mignon.
Comme un artisan consciencieux,
Dans un spectacle de danse improvisé.
Ça fait longtemps que je ne me suis pas regardée dans un miroir comme une adolescente rebelle en me disant à voix haute t’es moche, t’es nulle, t’es con.
Parce que (maintenant) je sais que c’est faux,
Je sais aussi que je ne suis pas la plus belle,
Mais je suis comme il faut que je sois,
Alors aime-moi comme je suis et je t’aimerais comme tu es.
(euh pour la référence on zappe svp) (c’est trop la honte)
Sur le balcon de la coloc, il y a les rosiers qui bourgeonnent, les bourdons qui viennent grésiller dans les oreilles, le porto importé qui met de la bonne humeur et les olives ultra piquantes mélangées au fromage de brebis… Et surtout, il y a de la joie… bonjour bonjour les hirondelles, Y a d'la joie dans le ciel par dessus le toit, Y a d'la joie et du soleil dans les ruelles, Y a d'la joie partout y a d'la joie.