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Voir en ligne : http://parislibre.lalibreblogs.be/a... Visiblement, en matière sanitaire, les autorités françaises craignent de ne jamais en faire assez.C’est sans doute une conséquence du traumatisme laissé dans la classe politique par sa gestion désastreuse de la canicule de l’été 2003. Qui, pour rappel, entraîna tout de même la mort prématurée de 15.000 personnes. Alors qu’au même moment, le ministre de la Santé, en polo dans son jardin, apparaissait à la télé en assurant que la situation était totalement sous contrôle (*). En ce qui concerne la grippe A, en tout cas, la France ne lésine pas. Selon le dernier bulletin épidémiologique en date, cette maladie ne touche jamais que 481 personnes dans l’Hexagone en ce moment, six malades en tout et pour tout ayant dû être hospitalisés. La France n’en vient pas moins de dégainer l’artillerie lourde. Cela a été annoncé hier: quelque 100 millions de doses de vaccin ont été commandées. Et un milliard (un milliard!) de masques anti-projections ont été stockés. L’artillerie lourde, on disait. Cela dit, il est des alertes sanitaires plus étonnantes que celle relative à la grippe A. Ainsi, ce bulletin publié par les autorités de la Santé, mettant la population en garde contre le risque d’attraper une hépatite (E) en mangeant… des «saucisses crues à base de foie de porc». Les fabricants de figatelli, quenelles de foies et autres saucisses de foie ont donc été instamment priés d’indiquer sur l’étiquetage de leurs produits que ceux-ci devaient impérativement être consommés «cuits à cœur». En lisant cette alerte, on s'est dit deux choses. Un, choper une hépatite, maladie qui n’a rien d'agréable, pour avoir simplement mangé des «Knacki» ou autres produits de cet acabit: il y a décidément des gens qui n’ont pas de chance. Deux, dans ce temple mondial de la gastronomie et du bon goût qu’est la France, il est donc encore des gens qui mangent des saucisses industrielles. Qui, à notre humble avis, représentent tout de même le summum de la «nourriture Tricatel», pour reprendre le nom de l’empire de la malbouffe qui, dans le légendaire film «L’Aile ou la Cuisse», s’opposait à la famille Duchemin/Michelin/Louis de Funès-Coluche. Dès 1976, décidément, Claude Zidi avait vu juste sur un des paradoxes culinaires de ce pays.
(*) Au passage, les autorités n'ont guère tenu rigueur à cet ancien ministre, Jean-François Mattéi, de sa gestion de cette catastrophe sanitaire. Depuis, en effet, il coule des jours heureux et paisibles à la présidence de Croix-Rouge. Laisser un commentaire |
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