Devenez rédacteur
|
Voir en ligne : http://parislibre.lalibreblogs.be/a...
Sur les quelque 7 millions de véhicules enregistrés en vertu de ce nouveau dispositif, les numéros de département qui font un tabac sont le 59 (Nord), le 13 (Bouches-du-Rhône), le 69 (Rhône), le 33 (Gironde) ou le 76 (Seine-Maritime). En revanche, particulièrement boudés par les automobilistes, ces derniers mois, ont été deux départements de banlieue parisienne à l’image très figée. A savoir le 93 (la Seine-Saint-Denis, l’un des plus pauvres de France) et le 92 (les richissimes Hauts-de-Seine). Mais le pompon national du désamour revient à notre cher 75, à Paris donc. Au point que, désormais, deux tiers des véhicules vendus dans la capitale française finissent sur les routes avec une plaque d’immatriculation se référant à un autre département.
Les automobilistes parisiens auraient-ils honte de leur département de domicile?
Sans doute faut-il nuancer. Nombre de conducteurs parisiens ayant choisi une plaque mentionnant un autre département ont pu ce faire non par honte de leur lieu de domicile, mais simplement par attachement affectif à leur région d’origine – étant entendu que relativement peu nombreux sont les Parisiens véritablement de souche, à savoir installés depuis plusieurs générations dans la capitale. Mais pas mal de ces Parisiens n’assumant pas leur 75 doivent tout de même avoir fait ce choix par lassitude. Lassitude de subir les récriminations et autres quolibets des automobilistes dès le périphérique franchi, et a fortiori à l’étranger.
Etre fier de ce que l’on est, s’assumer dans la vie, va-t-il jusqu’au "coming out", si l’on ose dire, puis à la revendication de son identité minéralogique? Ou, dans ce cas, l’humilité et la discrétion sont-ils de bon aloi, les automobilistes parisiens ayant souvent la réputation d’être d'assez mauvais conducteurs? On laissera à nos lecteurs parisiens et automobilistes le soin de répondre éventuellement à ces questions si existentielles. Vu que nous, la veille de s'installer à Paris, on a revendu la voiture et, depuis donc, on n'est plus motorisé – jamais d'ailleurs on ne l'a regretté. Laisser un commentaire |
?
Derniers articles de Bernard Delattre : Une (laborieuse) ouverture au monde D'autres articles: FranceConforter la présence française dans l’OTAN (Institut Thomas More - Comité belgique) Les atouts délaissés de Clipperton (Argoul) Sortez les sortants ! (Argoul) Immatriculation |