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Van Rompuy à l’Europe ... symbolique de l’Indifférence.mardi 10 novembre 2009, par Michel Longueville 6 réactions
À l’heure où j’écris ces quelques lignes, la Belgique se met lentement en effervescence. Leterme ou pas ? Reynders peut être ? Et BHV si Van Rompuy s’en va ? S’en va où ? … questions existentielles belgo-belges, qui n’ont d’envergure que notre paysage médiatique du dimanche midi, étant parfois à des années lumières des attentes de notre nation. Van Rompuy à l’Europe … comme pétard mouillé pour la construction européenne, on ne pouvait trouver mieux. Loin de moi l’idée d’insulter un homme respectable politiquement, et je pense humainement. Ces qualités et défauts ont fait les grandes lignes de notre presse depuis quelques mois, et encore plus depuis l’évocation de son nom aux plus hautes fonctions de l’Europe. Malheureusement, cet homme n’incarne absolument rien pour des centaines de millions d’européens, dont la plupart doutent déjà de la valeur intrinsèque de l’Europe et de construction. À se demander s’il n’est pas choisi pour cela, ne pas faire d’ombre à ceux qui souhaitent simplement qu’il leurs chauffe le siège. Non, notre Europe a besoin à cet instant de son histoire que cette fonction nouvelle soit incarnée par un personnage quasi symbolique. Il devrait par sa personnalité, donner une première référence à la fonction, mais aussi une carrure, une envergure dès les premières rencontres internationales face aux leaders des puissances mondiales. Qu’importe si le premier mandat est par nature et jeunesse stérile d’un point vue institutionnel. Mais que des millions d’européens ressentent l’existence de la Démocratie Européenne à travers cette nouvelle fonction est une question de vie ou de mort pour la construction européenne. Toujours convaincu de Van Rompuy ? Moi, pas du tout. Vous me demandez … Qui alors ? Bien évidemment, je vous attendais avec cette question. J’ai un candidat. Parce que à mes yeux, il n’y en a pas dix. Il s’impose pour moi comme le seul. Non pas par passion du personnage, mais parce que son parcours, son histoire politique et personnelle, ses positions, ses réseaux mais aussi sa « gueule » politique font de lui une évidence. Qu’il soit honni de certains, adulé par d’autres n’a que peu d’importance. Il a l’envergure. Il l’homme dont on ne prononce pas le prénom, il suffit de dire …Chirac. De la seconde guerre mondiale à son affront à Bush, de la politique française à l’Afrique, de sa connaissance de l’Orient aux défis de l’Europe, il a TOUT connu. Il a rencontré TOUS les acteurs de la seconde partie du 20ème et du début du 21ème siècle. Il est connu de TOUS les européens. Il peut tenir en respect TOUS les chefs d’Etats du Monde. Sans oublier qu’il n’a plus rien à prouvé, sauf peut être à Sarkozy et à la France. C’est qu’il faut du panache pour incarner une nation. Mais il est déjà au dessus de cela. Il n’est plus tout jeune. Ces hommes sont des chênes. Ils rompent mais ne plient pas. De plus, la durée du mandat n’étant que de deux ans, cela me semble raisonnable. Oui, Chirac, … cela les européens percevraient, critiqueraient, applaudiraient. Ça nous pourrions dans notre conscience politique, à défaut de l’approuver, simplement l’intégrer, et y accorder alors de l’importance, et par conséquent refuser la pire attitude face à notre Europe … l’indifférence. Je parie un cent que Monsieur Van Rompuy pourrait même être d’accord avec moi … Les derniers commentairesLaisser un commentaire |
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