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“Je ne voudrais pas
que mon pire ennemi souffre de ces terribles moments.” Luciano
Pavarotti Qui n’a pas connu le
trac à un moment donné dans sa vie d’artiste ? Ce phénomène terrible
qui nous noue le corps et nous freine l’esprit avant et parfois pendant une
représentation. Ce sentiment
d’angoisse au moment de monter sur scène qui nous enveloppe, nous paralyse et
nous fait perdre une grande partie de nos moyens. Cette appréhension
inquiétante face au public qui provoque des tremblements, des palpitations, une
bouche sèche, des mains moites et j’en passe et des meilleures. Avez-vous déjà vécu
cela ? Vous êtes vous reconnu
dans la brève description des différents symptômes que fait naître le trac ? Oui ? Tant mieux ! Car j’ai
en ma possession quelques outils qui je le sais vont vous permettre d’alléger
votre vie artistique et mieux vous faire savourer vos aventures scéniques. La théorie du trac Il y a une théorie qui
circule dans le monde artistique et dans notre monde magique en particulier qui
dit que le trac apparaît lorsque l’artiste ne s’est pas suffisamment préparé à
la situation dans laquelle il va se trouver.
Je vais d’emblée
contredire cet adage en vous parlant de mon expérience et de celle d’un des
plus grands théoriciens et praticiens que la magie de proximité ait connue :
notre maître Arturo de Ascanio - attention n’y voyez aucune comparaison, juste
deux histoires qui s’additionnent l’une à l’autre. Débutons d’emblée par
mon expérience personnelle. J’ai très vite - sans
grande créativité ni maturité artistique - présenté des concours en Belgique
que j’ai eu la chance et le bonheur de remporter. Je m’étais, bien sûr, préparé
pour affronter ces terribles
conditions de travail mais à dire vrai, dans l’insouciance de ma jeunesse
artistique, le trac était presque inexistant. A cette époque (lointaine...hé oui !),
je pouvais me retrouver en face des plus grands maîtres de notre Art, je
n’avais aucune palpitation, aucune boule dans l’estomac ou dans la gorge,
aucune accélération cardiaque, rien ! Juste le plaisir de pouvoir partager ma
manière de créer des illusions avec les autres. Ce ne sont que quelques années
plus tard avec une maturité artistique un peu plus grande que le trac est
rentré dans ma vie par une petite porte pour ensuite s’inviter fréquemment.
Paradoxalement, à ce moment-là de ma carrière, j’étais beaucoup mieux préparé
que dans le passé et pourtant le trac était beaucoup plus présent. Drôle de
paradoxe, n’est-ce pas ?! Ce premier exemple va,
me semble-t-il, à l’encontre de la théorie pré-citée qui dit - je vous le
rappelle - que si l’on est bien préparé, le trac n’existe pas. J’en profite pour
ouvrir une petite parenthèse et citer Kaplan (l’acteur pas le magicien) qui dit
que une personne qui, à une étape de sa carrière, voit son trac miraculeusement
disparaître, ne tardera pas à quitter la scène. Je vous rapporte également
cette anecdote concernant la grande actrice Sarah Bernardt qui répondit à une
jeune comédienne se flattant de ne pas connaître le trac : « Mais cela vous viendra avec le talent ! ».
Nous pouvons donc
déduire selon ces deux grands artistes que l’absence totale de trac signifie
que, soit l’acteur possède un talent médiocre ou en tout cas très limité, soit
qu’il n’en possède pas du tout. C’est plutôt rassurant pour ceux qui ont fait
du trac un fidèle compagnon, non ? Le deuxième exemple
est celui de Arturo de Ascanio. Ceux qui l’ont vu travailler en spectacle ou
durant les conférences qu’il donnait lors de congrès de magie se sont très vite
aperçu que de temps à autre le trac se saisissait de lui. Cela voulait-il dire
qu’il ne s’était pas suffisamment préparé ? Non, bien sûr ! Arturo avait une
sensibilité à fleur de peau qui le rendait, dans certaines conditions, intimidé
par son public et c’est cette particularité mentale qui le mettait mal à
l’aise. Pour ce qui est de son extraordinaire technique, je ne vous apprends
rien en disant qu’il la dominait à la perfection. Par ces deux exemples,
je peux affirmer fermement que la cause du trac n’est pas exclusivement due à
une mauvaise préparation - ce qui peut bien sûr être le cas - mais surtout à
une mauvaise image mentale de soi. Puisque je vous
imagine, amis lecteurs, être de vrais passionnés travaillant votre technique
nuit et jour, je ne vais parler que de cette deuxième option : l’imagerie
mentale. Pourquoi nous déstabilise-t-elle autant ? La réponse est simple : nous avons tellement envie de bien
faire les choses que nous engendrons la peur de ne pas y parvenir. Cette peur
consciente n’est pas due aux erreurs que l’on pourrait faire mais au fait que
le public puisse voir quelque chose qu’il n’est pas supposé voir. C’est elle
qui nous empêche de nous exprimer en toute liberté et d’utiliser toutes nos
capacités physiques et mentales. Poursuivant ma
réflexion, je citerai le mentaliste Tony « Doc » Shiels qui nous dit que le trac
touche pratiquement tous les « pros » et beaucoup moins les amateurs. Il
explique cela par le fait que le « pro » a effectivement des raisons d’être
nerveux étant donné que c’est son gagne-pain qui est en jeu ; si le public ne
l’aime pas, il a de quoi s’inquiéter pour son futur. L’amateur, quant à lui, ne
connaît pas cette angoisse ; le public attend beaucoup moins de lui et il
s’ensuit que la tension à laquelle il est soumis est beaucoup moins grande. Le trac et ses
multiples formes J’ai l’intime
conviction que nous ne vivons pas une seule forme de trac. Celui-ci varie
d’intensité non seulement selon les conditions de travail dans lesquelles nous
jouons mais aussi en fonction du public devant lequel nous nous trouvons. Permettez-moi de
revenir sur mon cas personnel. Je suis capable de présenter de la magie de
proximité en face de n’importe quel groupe social, dans n’importe quel endroit
sans pour cela souffrir d’un trac “handicapant”. Maintenant, placez-moi en face
de magiciens que j’admire, dans un lieu comme l’Escorial par exemple et écoutez
les battements de mon coeur. Vous vous rendrez très vite compte que le trac est
bel et bien présent et que je dois faire un énorme effort sur moi-même pour le
dominer. Tout est donc dans
l’esprit, n’est-ce pas ? Le trac selon mon
expérience prend naissance dans notre esprit en fonction de deux données
(j’exclue bien sûr de ma réflexion le manque de préparation) : - La première étant, non pas la peur de l’erreur - puisque en bon
professionnel que nous sommes, nous avons pensé à toutes “les sorties de
secours” que l’on pourrait utiliser lors d’une situation conflictuelle - mais
la peur que nos spectateurs se rendent compte de quelque chose qu’ils ne sont
pas supposé voir (je sais, je me répète mais il faut de temps à autre souligner
les choses importantes !). Toute notre technique artistique est basée sur le
secret et celui -ci doit être gardé coûte que coûte. Cette limitation peut donc
créer une peur plus ou moins grande selon notre personnalité et selon nos
expériences plus ou moins négatives de notre passé artistique. - La deuxième donnée est le fait que l’on se sait juger, critiquer
par notre public (*). Cette deuxième
donnée englobe donc l’image mentale que nous nous faisons de nous-même et de
notre public, image qui est souvent éloignée de la réalité. Ce qui est à la
fois passionnant et terrible dans la magie c’est que notre Art n’est pas une
affaire personnelle, c’est une collaboration entre nous et nos spectateurs.
L’acteur Rae Allen disait : “Vous
communiquez avec, pas à un public !” Le but étant de créer une symbiose
entre ces deux parties. D’un côté, c’est un aspect merveilleux de notre métier
mais de l’autre côté cela peut être terrifiant dans le cas où la communication
ne se passe pas comme nous le voudrions. Dans ce cas extrême, on risque de
s’éloigner de nos spectateurs et de passer à côté de la communion que l’on
voulait créer avec eux et sans communion pas de symbiose, avec un résultat très
clair : un spectacle raté. (*) D’ailleurs, dans notre
esprit, qui est ce public ? Est-ce ce à quoi il ressemble : un groupe de
personnes ? Ou est-ce une “entité” que nous nous inventons et que nous plaçons
là pour nous regarder ? “Ce troisième moi”
comme le surnommait le grand acteur Italien Salvini, une partie de nous-même
qui n’est ni nous-même ni le magicien que nous représentons. Ces deux données font
parties intégrantes de notre hérédité artistique. Ainsi l’histoire nous dévoile
que l’artiste a toujours eu peur d’être vu par ses spectateurs. Si nous
remontons le temps jusqu’à l’époque de la Grèce Antique, on constate que les
acteurs portaient un masque dans l’unique but de se protéger du regard
(diabolique) des spectateurs - une manière efficace pour eux d’amoindrir leur
trac en se cachant derrière un faux visage et d’éviter de se retrouver “nu” sur
scène. Il est vrai que
s’exposer seul devant des centaines d’inconnus est une chose qui demande soit
beaucoup de courage, soit une grande dose d’inconscience. A vous de choisir ! Les deux peurs dont
nous avons parlé précédemment additionné l’une à l’autre peuvent donc engendrer
un stress plus ou moins grand. Qui en douterait ? Rassurez-vous, dans
quelques instants vous découvrirez les techniques que j’utilise pour atténuer
ce mal de la scène que provoque de temps à autre la voie artistique que nous
avons choisi comme chemin de vie. Le siège du trac Où se situe
précisément les symptômes du trac ? Pour certains dans la
gorge, pour d’autres dans les mains, pour d’autres encore dans l’estomac, et
pour une grande quantité d’entre nous du sommet du crâne jusqu’au bout de nos
orteils. Il semblerait pourtant
que le lieu physiologique du trac varie selon l’art que l’on pratique. Un
violoniste ou un pianiste ne sera absolument pas gêné par un manque de salive
tandis que le trompettiste ou le chanteur le sera. En revanche le violoniste ou
le pianiste aura certainement les mains froides et moites, tandis que le
trompettiste ou le chanteur aura la bouche sèche. Notre esprit semble donc
diriger nos angoisses dans les lieux stratégiques de notre corps afin de nous
empêcher de nous exprimer librement. Esprit, pourquoi es-tu
là ?! Le bon et le mauvais
trac Ce défaut peut aussi se corriger par le
moyen d’un entraînement mental, comme dans le cas de notre propre conscience.
Le meilleur remède consiste à acquérir le sens des proportions, et garder à
l’esprit les mots de Hamlet : “Il n’y a rien comme le mauvais ou le bon, c’est
la pensée qui fait la différence.”
Revenons
à mon expérience scénique et plus particulièrement à mon one-man-show “Démons et Merveilles”. Avant de monter
sur scène invariablement le trac fait toujours son apparition, mais Dieu merci,
il s’en va dès que les rideaux s’ouvrent et que le public apparaît. Ça c’est ce
que j’appelle le bon trac ; celui qui stimule, celui qui nous met dans un état
d’énergie plus grand, celui qui nous pousse à nous surpasser, celui qui nous
prépare à affronter les dangers et les plaisirs du “seul sur scène”. Bizarrement, plus la salle est grande et plus le
public est nombreux, moins j’ai le trac ?! Il existe aussi ce que
j’appellerai le mauvais trac qui, je dois le confesser, a fait aussi parti
de mon vécu professionnel. Vous l’avez certainement rencontré : celui qui se
fait tenace, qui ne s’en va pas dès l’ouverture des rideaux, qui nous
accompagne jusqu’à la fin de la représentation, qui nous diminue au lieu de
nous grandir, qui nous perturbe et nous déséquilibre totalement. Ce trac
terrible qui nous amène à nous demander si l’on est bel et bien fait pour ce
métier de représentation ?! Heureusement pour moi, il ne s’est immiscé que très
peu de fois dans ma carrière mais sa seule présence peut nous envelopper de
tant de doutes et d’incertitudes que l’on commence à se poser des questions sur
notre futur artistique. Il est si incontrôlable et si terrifiant qu’il peut
provoquer une souffrance telle qu’elle devient plus importante que le plaisir
d’être sur scène. Ce mauvais trac devient tellement
handicapant et négatif que certaines personnes sont prêtes à changer de voie
artistique pour s’en défaire à jamais. L’histoire de ce
comédien alcoolique très populaire est assez répandue dans le milieu théâtral.
Son nom attirait un large public mais à cause de son addiction pour l’alcool il
lui était devenu impossible de mémoriser un texte. Il en était venu à
travailler avec un écouteur qui était relié à quelqu’un qui lui dictait tout
son texte. Incroyable mais vrai ! Cet autre exemple est
aussi éloquent : c’est le cas d’un comédien talentueux mais qui ne parvenait
plus à contrôler son trac devant ses spectateurs. Il avait l’habitude de boire
la moitié d’une bouteille de gin avant chaque spectacle. Un de ses collègues
disait de lui : “ Cela tue son trac et
par la même occasion son jeu d’acteur !”
Il abandonna donc les scènes de théâtre pour se libérer de cette phobie et
accepta exclusivement des rôles au cinéma. Dans son cas, cet inconvénient
psychologique fut une chance inouïe car il devint l’un des acteurs de cinéma
les plus populaires de son époque. Comme quoi, le trac peut aussi mener au
succès ! Les traumatismes Le trac peut être
tellement traumatisant que des symptômes physiques peuvent apparaître.
L’exemple de la comédienne Helen Hayes est typique. Avant chaque “première”,
elle devenait sourde. Voici ce qu’elle-même disait sur cette maladie
psychologique : « Je ne pouvais rien
entendre d’autre que ce qui était dit sur scène. » Il semblerait que sa surdité sélective
représentait pour elle une manière de se concentrer exclusivement sur ses
partenaires de scène et non pas sur le public. Elle trouva au moins un aspect
positif à son angoisse - ce qui n’est pas le cas pour tout le monde. Une des choses les
plus terribles du trac, c’est qu’il semble que celui-ci ne disparaisse jamais,
même après des centaines de représentations. L’exemple du chanteur Jacques Brel
est révélateur. A chaque fois qu’il devait se produire sur une scène, une crise
d’angoisse tellement forte se saisissait de lui qu’il devait courir à la
toilette pour vomir. Notre ami Otto Wessely a le même problème mais c’est d’un
autre coté qu’il s’exprime - si vous voyez ce que je veux dire ?! J’ai également en
mémoire le souvenir d’une amie comédienne qui a chaque “première” faisait une
crise d’urticaire tellement forte que des rougeurs et des démangeaisons lui
rendaient la vie impossible ; ou encore celui d’une autre amie chanteuse qui
avant chaque concert d’importance avait subitement une extinction de voix. Les exemples sont
innombrables, ils vont de l’apparition cutanée, aux problèmes de voix jusqu’au
trou de mémoire. Le paradoxe dans tout ça c’est que c’est notre inconscient qui
crée ses effets pour nous soulager ou nous éviter de vivre quelque chose de
négatif. Cela mérite quelques
explications supplémentaires : imaginons un cartomane qui doit dans une de ses
routines dominer une technique difficile. Admettons qu’il ait travaillé comme
un fou pour la maîtriser - ce qu’il arrive à faire dans son environnement
habituel avec plus ou moins de succès. Ce travail a donc été l’objet d’un
effort important qui lui a pris énormément de temps. Son inconscient a bien sûr
mémorisé ce travail comme quelque chose d’ardu, de difficile, engendrant même
une certaine dose de peine physique et morale. Le jour de sa première
démonstration publique, lorsque son inconscient va voir s’approcher cette
difficulté technique, il va vouloir la faire disparaître afin de ne plus le
faire souffrir, et c’est ainsi que le trou de mémoire apparaît brusquement.
Fascinant, non ?! Les mauvais remèdes Comme vous avez pu
vous en apercevoir lors des exemples précédents, certains artistes essaient
d’oublier leurs peurs par la consommation d’alcool et parfois de drogue.
Quelques fois ces remèdes aident à cacher momentanément leurs angoisses mais
non content de les faire disparaître, ils font par la même occasion disparaître
leur talent. Avouez que cet effet secondaire n’est pas des plus salutaires pour
leur longévité artistique - sans oublier que la drogue et l’aclool rendent le
corps dépendant. Le cercle infernal les invite donc à sombrer un peu plus
profondément dans ces deux substances et à un moment donné, il est trop tard
pour qu’ils s’arrêtent sans séquelles. Ce qui engendre par la même occasion un
manque de confiance de la part de leurs proches et une réaction implacable de
la part des producteurs et des agents qui n’osent plus signer avec eux par
crainte qu’ils ne soient plus apte à remplir leur contrat. Je ne vais vous
donner aucun nom mais je suis sûr que vous en connaissez probablement autant
que moi dans le domaine de la chanson, du cinéma, de la comédie et bien sûr de
la magie. Les bons remèdes En sachant que le trac
prend naissance dans notre esprit, pouvons-nous le diminuer par notre raison ?
Cette question qui parait simple n’est pas pour autant facile. Combien de fois avant
de monter sur scène nous nous sommes dit : “Ça
ne sert à rien d’avoir peur, le public est là pour moi, il m’aime. Je ne dois
plus trembler ! Je ne dois pas perdre mes moyens ! etc.” Et malgré cela, rien
ne changeait, au contraire le trac semblait s’amplifier. Si le trac ne dépend
pas de notre raison, cela sous-entend que pour le faire disparaître nous ne
pouvons pas faire appel à notre système nerveux volontaire mais bien à notre
système nerveux involontaire que l’on nomme également système nerveux
sympathique. Afin de mieux
comprendre ce processus mental, je vous propose un petit détour au coeur de la
relation entre notre esprit et notre corps en utilisant le savoir précieux de
Madeleine & Yves DIENAL (voir bibliographie en fin d’article). Permettez-moi
d’emprunter leurs mots : - L’un, Volontaire,
commandé par le conscient qui est le Système
Nerveux Central. Nous en sommes le maître ! Nous lui donnons des ordres pour
marcher, courir, parler, ouvrir ou fermer les yeux, pour ordonner à nos
sphincters de s’ouvrir ou de se fermer afin de faire nos besoins naturels,
etc. Schématiquement, pour
qu’ils s’adaptent aux deux temps de notre existence, l’action d’une part et le
repos d’autre part, le système sympathique se divise lui-même en deux autres
systèmes : le système Orthosympathique et le Système Parasympathique. Le Système
Orthosympathique De manière
inconsciente et involontaire, il crée dans notre organisme les conditions
physiologiques de l’Action. C’est lui qui va “faire monter l’adrénaline”, stimuler l’activité du coeur,
précipiter le rythme respiratoire, modifier la distribution du sang dans
l’organisme, le charriant des viscères abdominaux aux muscles, aux poumons et
au cerveau, accélérant ainsi les échanges qui permettent à l’organisme de
mobiliser toutes ses énergies en vue de l’action et du combat (combat que
certains d’entre nous risquons de vivre avec quelques-uns de nos spectateurs). Le Système
Parasympathique Toujours de manière
inconsciente et involontaire, il crée dans notre organisme les conditions
physiologiques du repos et de la reconstitution : stimulation de la digestion
gastro-intestinale, réserves de glucose dans le foie, relâchement de la tension
cardio-vasculaire, ralentissement du rythme respiratoire, relâchement des
muscles, détente cérébrale, permettant ainsi à l’organisme de reprendre des
forces. Je termine là mon
emprunt et j’enchaîne sur l’expérience d’un spécialiste de l’hypnose. Il
affirmait que tout trouble psychosomatique est une traduction organique d’un
événement émotionnel ou conflictuel. Il ajoutait que l’hypnose qui se situe à
l’intersection des phénomènes psychiques et somatiques, était donc
particulièrement apte à traiter les affections qui concerne l’esprit et la
pensée. De plus, les récentes découvertes en psychobiologie (elles révèlent
comment nos attitudes et nos émotions provoquent des changements physiologiques
et biochimiques sur notre corps) et en psycho-neuro-immunologie (elle mettent
en lumière les interrelations entre le système nerveux central, le système
immunitaire et le système neuroendocrinien) montrent clairement combien le
mental agit sur le corporel. En sachant tout cela,
comment alors se rendre maître d’un système qui est indépendant et
incontrôlable ? C’est là que les techniques de la PNL (programmation
neuro-linguiste) (*) vont nous être
utiles. Le pouvoir de
l’imagination “Toute idée conçue dans l’âme est un
ordre auquel obéit l’organisme : ainsi, la représentation de l’esprit produit
dans le corps ou une vive chaleur ou le froid : elle peut engendrer ou guérir
la maladie.” (*) La Programmation
Neurolinguistique (PNL) est une conception de la communication et du
comportement chez les êtres humains qui a été développée en 1975 par Richard
Bandler, John Grinder, Leslie Cameron-Bandler et Judith DeLozier. Cette
approche a tout d’abord été mise au point grâce à un processus d’observation
systématique de Virginia Satir, Milton H. Erickson, Fritz Perls et d’autres
grands maîtres de la thérapie. (**) Saint Thomas d’Aquin,
1225-1274. Sa pensée théologique repose sur deux axes fondamentaux : “Une
confiance active en la raison, Une référence permanente à la nature.” Sa vision optimiste réconcilie foi et raison en mettant les
ressources de la raison au service de l’intelligence de la foi, au point de
constituer la théologie en science véritable - celle des choses divines
construites à l’aide de raisonnements et de démonstrations conformes aux
principes aristotéliciens. Voici une de ses nombreuses citations : “Si nous résolvons les problèmes de la foi
par seule voie d’autorité, nous posséderons certes la vérité mais dans une tête
vide !” C’est Edmund Jacobson
qui en 1942 a mesuré pour la première fois la contraction musculaire impliquée
dans la course à pied chez un athlète en relaxation totale mais qui s’imaginait
en train de courir. Il a pu nettement s’apercevoir que le travail musculaire
créé par l’esprit s’apparentait à celui créé par un véritable effort physique.
De là est née la théorie qui dit que le système nerveux sympathique, ne fait
aucune différence entre une situation vécue mentalement et une situation vécue
dans la réalité. Cette théorie a engendré plusieurs techniques qu’utilise au
jour d’aujourd’hui la médecine sportive. Celles-ci apprennent à l’athlète le
travail de la préparation mentale, de la visualisation d’épreuves et de
l’anticipation des performances. Le multiple champion
du monde de karaté (*) et acteur
américain bien connu Chuck Norris a très tôt dans sa carrière sportive utilisé
ces techniques. Voici ce qu’il décrit dans son livre (voir bibliographie) : “Il y a trois facettes pour devenir
un gagnant : le mental, le psychologique et le physique. Il y a un vieil adage auquel j’ai
toujours cru : “Celui qui se prépare à perdre, perd.” Un gagnant pense à
gagner, un perdant à perdre. Un gagnant se dit à lui même : “Quand je
gagne...”, alors que le perdant se dit à lui-même : “Si je gagne...” Le gagnant
doit avoir une attitude positive. il doit se visualiser en train de marquer des
points et de voir l’arbitre lever sa main pour lui donner la victoire. Ces
images positives créent alors le pouvoir et les données lui permettant de
gagner. Mais les images positives ne serviront à rien si vous ne vous êtes pas
préparé mentalement, psychologiquement et physiquement. Je crois que si vous considérez la
possibilité de perdre, vous perdrez, car votre subconscient acceptera ce fait.” Michel Ricquier,
musicien et spécialiste du trac (voir bibliographie), dit que l’idée que l’on
se fait des difficultés est plus importante que les difficultés elles-mêmes. Il
ajoute que si nous pensons être incapable de réaliser une action, quelle
qu’elle soit, notre système nerveux va envoyer des messages spécifiques qui
vont limiter ou supprimer notre capacité à atteindre ce résultat. Au bout de la
route l’intention avec laquelle nous allons exécuter une action est plus
importante que l’action elle-même. L’exemple de l’enfant qui se tient en
équilibre sur une chaise et que sa maman gronde en disant : “Attention tu vas tomber !” introduit dans
l’esprit de ce dernier l’image de la chute et par conséquent, les probabilités
pour qu’il tombe sont grandes. Par contre si la maman avait dit : “Ne bouge plus et garde ton équilibre !”,
cela aurait éviter d’induire dans son esprit l’image mentale de sa chute et il
y a de fortes chances pour qu’elle soit arrivée à temps pour le prendre dans
ses bras. Dans le même ordre d’idée,
un des principes de base du jeu de l’acteur est que si la préparation mentale
du rôle (tout le travail imaginaire adapté à la réalité du rôle) a été un
succès, seulement alors son expression physique suivra naturellement. Dans le
cas contraire, les spectateurs assisterons à une mauvaise (*) Chuck Norrisa remporté
à 6 reprises le championnat du monde de karaté. interprétation de l’acteur dénuée de jeu. La plupart des grands
professeurs d’art dramatique vous diront que le travail intuitif n’existe pas,
seul compte le travail de préparation mentale du rôle qui s’enchaîne ensuite
par de nombreuses répétitions (essais, improvisations qui meneront l’acteur ou
le comédien petit à petit vers la réalité du personnage). Notre inconscient ne
fait donc aucune différence entre une scène que nous imaginons et une scène que
nous vivons réellement. En sachant cela, il nous sera facile de nous
reprogrammer (de nous désancrer pour utiliser un terme de PNL) afin de nous
imprégner d’images positives et relaxantes. Nous allons en quelque sorte
pouvoir utiliser cette fonction de l’esprit pour notre plus grand bien.
Comment ? En créant différentes visualisations et différents ancrages qui nous
permettront de revivre dans notre présent une situation très agréable
appartenant à notre passé (vous me suivez ? Oui, je sais ça à l’air compliqué à
la première lectrue mais vous verrez qu’il n’y a rien de plus simple). La base des techniques
que vous allez découvrir dans quelques instants est empruntée à la
Programmation Neurolinguistique (PNL). C’est une technique qui a fait le tour
du monde et a aidé des millions de personnes. Elle est reconnue par les
professionnels de la thérapie, de la communication, de l’éducation et de la
psychologie. (voir bibliographie)
La visualisation et
l’ancrage - Accordez-moi une
minute, dit-elle. Le lieutenant la
regarda avec attention. - Vous allez bien ? - Très bien. J’ai
juste besoin de reprendre ma respiration pour me sentir fin prête. Elle eut un petit
sourire d’excuse. - On a beau aimer les
gens, dit-elle, on dresse facilement un mur autour de soi quand il y a foule.
J’ai besoin de briser ce mur avant d’affronter mon public. Extrait de “Les
Chroniques des Furets” - Furets des mers à la rescousse de Richard Bach,
Éditions Michel Laffon, 2002. Qu’est-ce qu’une visualisation ? C’est revivre de
manière intense une scène positive de notre passé plus ou moins lointain en la
visualisant avec tous nos sens (la vue, l’odorat, le toucher, l’ouie et
pourquoi pas le goût ? - la fameuse madeleine de Proust est un exemple de la
littérature française que tout le monde connaît). Qu’est-ce qu’un ancrage ? C’est le déclencheur
du réflexe conditionné (la visualisation programmée). Il suffit de relier un
état intérieur (des images positives de notre passé - la visualisation) à un
stimulus extérieur (le contact physique avec une partie de notre corps -
l’index et le pouce par exemple) pour le créer. L’état intérieur sera
l’état dans lequel nous nous trouvions lors de cette magnifique expérience
appartenant à notre passé. Le déclencheur sera un
stimulus que nous allons créer en touchant une partie précise de notre corps
(vous avez l’embarras du choix : un doigt, une hanche, un nez, un coude, etc.). Vous trouverez
ci-dessous deux des différents ancrages que j’utilise personnellement avant de
monter sur scène. Le premier a un
rapport direct avec un stage de karaté que j’ai fait à Saint-Malo dans les
années 1980. Imaginez la scène : Il
est 8h00 du matin, une légère brume s’étend sur la plage, le bruit de la mer
berce agréablement ma respiration profonde et lente, je suis assis en zazen,
mes genoux, mes tibias et mes pieds sont en contact avec le sable humide et
j’ai l’agréable sensation de ne faire plus qu’un avec l’univers. A chacune de
mes inspirations, un air frais et pur se distille à travers mes poumons et
l’odeur de la mer atteint mes narines. Le soleil commence à percer les nuages
et à chauffer mon corps, les mouettes volent au dessus de moi en émettant leur
cris strident, un léger vent souffle sur ma peau. Je me sens vivre plus
intensément à chaque seconde qui passe. Je me sens formidablement bien. Si vous avez pu grâce
à cette petite description sentir ne
fut-ce qu’une petite partie de mon expérience, c’est que pour vous la
visualisation sera une étape facile à vivre. Tous les soirs avant
de m’endormir je me transportais mentalement sur cette plage et je revivais
chaque détail de cette belle expérience. En revivant cette scène je me suis
créé un ancrage situé physiquement au point de contact entre mon index et mon
pouce droit afin que plus tard lors d’un spectacle stressant je puisse en
réunissant ces deux doigts (le déclencheur), revivre mentalement cette scène
relaxante. Je vous conseille de
créer ces ancrages de préférence le soir avant d’aller vous coucher car pendant
votre sommeil votre inconscient va s’imprégner plus profondément de toutes les
informations que vous allez lui transmettre. C’est durant le sommeil que cette méthode sera la plus efficace.
Ensuite avec l’habitude, vous n’aurez plus besoin de fermer les yeux pour
visualiser et sentir ce que vous vous êtes programmé. Vous pourrez pratiquer
n’importe où et à n’importe quel moment du jour ou de la nuit cet exercice
mental à chaque fois que le stress fera son apparition. Mon deuxième ancrage
est une suite d’heureux événements que j’ai compilé les uns à la suite des
autres. Il y a mon premier prix à Las Vegas, celui de Londres, mon heureuse
participation au théâtre des Beaux-Arts dans “Fantômas”, celle du théâtre
Royale des Galeries, et ma tournée en Belgique durant mon one-man-show. Ce que
j’ai fait dans cette compilation n’est pas de revivre toutes les scènes de
manière détaillée mais plutôt de ne sélectionner que les moments où j’étais
face à mon public en train de recevoir leurs magnifiques applaudissements. J’ai
ancré cette suite d’images et de sensations au niveau de mon pouce et de mon
majeur droit. De cette manière-là, à chaque fois que je les mets en contact, je
suis submergé de ces formidables énergies positives que j’ai reçu lors de ces
merveilleux moments de ma vie professionnelle. Aujourd’hui, avant de
monter sur scène, j’utilise ces deux ancrages qui me permettent presque
instantanément de me mettre sous les meilleurs conditions mentales. Mon trac
est bien sûr toujours présent mais dès que j’utilise mes ancrages, il s’atténue
fortement et me permet de prendre beaucoup plus de plaisir avec mes
spectateurs. Pour que les choses
soient claires, voici un résumé de la méthode de visualisation et des ancrages
tirés des techniques de PNL : 1) Visualisez les scènes de votre vie que vous avez sélectionné
pour le bien-être qu’elles vous procuraient. 2) Au moment où votre état de bien-être est à son apogée, activez
votre ancre en appuyant fortement votre pouce sur votre index droit (si comme
moi ce sont ces deux doigts que vous avez choisi pour créer votre ancrage). 3) Ensuite, recommencez ce même exercice mental plusieurs fois par
jour (de préférence le soir) en prenant soin de visualiser les mêmes images
associées au même ancrage. Faites-le pendant plusieurs semaines. 4) Après vous êtes programmé de cette manière-là, vous serez prêt
à activer vos ancrages n’importe où et à n’importe quel moment. 5) Passez à un second ancrage en suivant les même étapes et ainsi
de suite. La bulle de protection
J’ai emprunté à
l’étude du langage corporel l’image de “la
sphère” pour m’en servir dans
les cas extrêmes où je devais affronter un public antipathique ou un public
plutôt froid ou encore une situation émotionnellement difficile (un rendez-vous
important, une personne qui tente de vous déstabiliser, etc.). J’ai préféré lui
donner le nom de “bulle” qui correspond mieux à l’image que je m’en suis faites
(la bulle dans mon imaginaire me paraît plus légère et plus poétique que la
sphère). Si cette image a bien rempli sa fonction pour moi, je suppose qu’elle
aura le même effet pour vous. 1) La sphère intime qui
correspond à l’avant-bras replié coude au corps. C’est la zone qui délimite
notre intimité et qui est une zone affective par excellence. 2) La sphère personnelle
qui correspond au bras tendu et qui permet une communication amicale. 3) La sphère sociale qui
correspond tout simplement à la somme de deux zones personnelles et qui
symbolise une communication d’aspect plus professionnel. 4) Et finalement la sphère
publique qui se situe au-delà de la sphère sociale. Ces différentes
sphères varient de diamètre selon le pays d’origine de votre interlocuteur. La sphère sociale d’un japonais par
exemple sera beaucoup plus petite que celle d’un aborigène qui vit dans de
grands espaces. Ces sphères
imaginaires peuvent aussi devenir un outil de travail et de protection pour la
gérance de notre stress. Si après avoir utilisé
vos ancrages, vous vous sentez encore nerveux avant de monter sur scène, vous
pouvez alors avoir recours à cette autre imagerie personnelle qui est la
bulle de protection. L’idée est toute simple, elle consiste à
visualiser mentalement votre bulle personnelle comme s’il
s’agissait d’un bouclier invisible qui vous protège de toutes les mauvaises
pensées ou influences qui pourraient vous toucher. Vous l’imaginez flottant
dans l’espace et vous suivant partout de manière légère et subtile. Elle peut
être transparente, parfaitement ronde ou si vous le souhaitez se transformant à
chacun de vos pas. Vous déclenchez ce bouclier une seconde avant de monter sur
scène pour l’enlever dès que votre prestation a eu lieu. Cette bulle
de protection peut aussi vous être utile lors de rencontre avec des
gens qui sont des manipulateurs ou des déstabilisateurs de plus ou moins grands
talents. Le seul danger de cette technique, est qu’elle peut vous couper du
monde extérieur. Cette bulle est en quelque sorte l’équivalant du “quatrième
mur” que les comédiens utilisent au théâtre. Attention, il faut savoir s’en
servir correctement si l’on ne veut pas perdre le contact avec nos spectateurs ! Le travail de
l’inconscient “Certains d’entre nous commencent à
apprendre ces choses-là de façon subconsciente. Notre esprit ne les accepterait pas à
l’état de veille, alors nous faisons nos miracles en dormant.” Extrait de “Le
Messie récalcitrant” de Richard Bach, Éditions Flammarion, 1978 . Parlons une fois
encore de l’incroyable travail que réalise notre inconscient. Je vais prendre
un exemple précis que la plupart d’entre vous ont certainement déjà vécu des
dizaines de fois dans votre vie artistique. Vous souvenez-vous du nombre
d’heures pendant lesquelles vous avez travaillé une technique difficile sans
pour cela arriver à la dominer ? Puis, lasser de tant de répétition, vous l’avez
laissé tomber pour vous occupez de techniques plus accessibles. Ensuite, après
plusieurs semaines, sans réellement savoir pourquoi, vous l’avez reprise en
vous rendant compte que vous la maîtrisiez mieux qu’auparavant. C’est un peu
comme si durant ce laps de temps plus ou moins court où vous aviez cessé de la
travailler, votre inconscient quant à lui avait continué à assimiler toutes les
informations que vous lui aviez transmis. C’est donc tout naturellement qu’un
beau jour cette technique resurgit dans votre conscient après que votre
inconscient vous ait montré la bonne manière de l’exécuter. Surprenant mais
vrai ! Avant de m’intéresser à l’esprit de manière plus approfondie et sans connaître les techniques de PNL, j’avais déjà utilisé efficacement les techniques de visualisation pour atténuer mon trac. Elles m’ont rendues de bon services et je les considère comme une preuve supplémentaire du bon fonctionnement du travail de l’imaginaire. Je l’ai mis en pratique pendant plus de neuf ans à la télévision nationale belge avec succès. Imaginez-vous un
instant en tant que présentateur d’une émission de variété en prime-time qui
rassemblait plus d’un demi-million de téléspectateurs à chaque retransmission.
Si vous pensez à cette quantité impressionnante de personnes qui sont accrochés
à vos mots, je pense qu’il vous sera difficile d’ouvrir la bouche ne fut-ce
qu’une seconde. En fait, l’astuce psychologique que j’avais trouvé lors de ces
enregistrements télévisuels était tout simplement d’imaginer que je parlais à
une seule personne, une personne que j’aimais plus que tout et qui m’acceptait
tel que j’étais avec mes qualités et mes défauts. Cette fantaisie de mon esprit
me permit d’avoir beaucoup moins de pression psychologique et de vivre mon
aventure télévisuelle de manière beaucoup plus sereines. Une autre chose qui
m’aida à être plus « léger » a été de ne plus être à la recherche de la
perfection (ça c’était le travail le plus aisé vu que j’en étais loin !). Dès
que vous acceptez d’être imparfait, tout devient soudainement beaucoup plus
facile. Et en plus vous devenez beaucoup plus authentique, plus accessible et
donc beaucoup plus touchant pour votre public. L’auto-suggestion Une autre technique
très efficace que vous pouvez utiliser est l’auto-suggestion. Grâce à une
induction hypnotique, vous pouvez sans trop de contrainte arriver à modifier
votre état de conscience. Les suggestions formulées peuvent alors servir de
“reprogrammation” ou de “programmation supplémentaire” qui effacent l’ancien
programme :“J’ai le trac” et le
remplace par un nouveau plus positif. C’est aussi simple que cela. C’est une
méthode extrêmement efficace que vous pouvez utiliser verbalement ou par le
biais d’une cassette audio ou d’un CD. La seule erreur à ne pas commettre
lorsque vous vous suggestionné ou enregistré est d’éviter de dire : “Je n’ai pas le trac”. Cette formule est
négative car elle utilise le mot “trac”. Vous allez donc automatiquement
revivre les mauvais moments de votre passé artistique dans lequel il était bel
et bien présent. Une formule plus intéressante et plus positive serait de dire
: “J’ai confiance en moi” ou “Je vis intensément mon présent sans aucune
peur”, etc. Vous serez alors beaucoup plus efficace. N’oubliez jamais que
votre mental n’accepte pas les négations, au contraire il réagit inversement à
leur suggestion. Si je vous dis : “Ne
pensez pas au huit de coeur”, la seule chose à laquelle vous penserez sera
justement à cette carte, n’est-ce pas ? Pour clôturer cet
article, je vous transmets quelques conseils supplémentaires qui m’ont aidé à
vivre mes passages scéniques avec plus de légèreté. - Aimez sincèrement les autres - Soyez à la recherche du plaisir
- Acceptez que vous soyez imparfait - Ne cherchez pas à paraître mais à être - Lancer vous des défis et n’ayez pas peur des échecs - Apprenez à respirer avec le hara (une bonne respiration remplit
d’abord le bas du ventre, puis l’intercostal et enfin les poumons supérieurs) - Jouez avec votre imagination car comme vous l’avez appris, elle
est une arme redoutable - Utilisez vos ancrages et si nécessaires vos bulles de protection Que le bon trac soit
encore avec vous et que le mauvais disparaisse à jamais ! Les derniers commentairesLaisser un commentaire |
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